

Focus Après les importantes destructions de postes en 2008 et 2009, les PME ont recréé des emplois en 2010. Et les patrons étaient plutôt enthousiastes pour 2011, selon le dernier rapport annuel de l’Observatoire des PME, Oseo.
2010 marque un tournant pour les PME. La crise s’est éloignée, les créations de postes reprennent et l’enthousiasme revient. Le bilan dressé chaque année par l’Observatoire des PME, Oseo, est placé, pour sa dernière édition, publiée hier, sous le sceau de l’optimisme. Déjà, il y a l’année 2010, qui s’est avérée plutôt un bon cru en matière d’emploi. Cette année « présente un réel tournant en matière d’emploi » énonce ainsi le rapport. Le tournant ? Les PME détruisent moins d’emplois qu’elles n’en créent.
142 000 créations nettes de postes en 2010
Au cours de l’année 2010, ces entreprises de petites et de moyennes tailles ont enregistré 142 000 créations nettes de postes pour 16 millions d’actifs recensés sur l’ensemble des secteurs marchands hors agriculture. On arrête enfin la casse. En 2008 et 2009, crise oblige, 300 000 emplois ont été perdus. Bref l’emploi redémarre.
Et les grands moteurs de cette nouvelle dynamique sont les entreprises de plus grande taille. « Contrairement à ce qui a pu être observé dans le passé, les plus petits établissements ont tendance à perdre des postes tandis que les moyens et les plus grands, plus réactifs en période de reprise de l’activité, en créent », indique le bilan dressé par Oseo.
Perspectives positives pour 2011
Ensuite, il y a 2011. Pour cette année-là aussi, l’enthousiasme est de mise. « Les perspectives pour 2011 sont globalement positives et apparaissent en ligne avec les tendances enregistrées en 2010 » relève l’étude. Comme pour 2010, donc, les créations de postes sont à attendre plutôt du côté des entreprises de plus grande taille. A l’inverse, les effectifs devraient stagner dans les établissements comptant moins de 10 salariés. Un petit bémol toute fois à cet élan d’optimisme. Les directeurs de PME ont été sondés avant l’été et les épisodes de turbulences financières ou l’émergence d’un sentiment de crainte de retour à une récession.
Lucile Chevalier
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