

Focus Selon une étude de l’Insee, d’ici 2060, la population active augmentera de manière significative. En effet, les nouvelles projections de la population, les dernières informations sur le marché du travail et l’impact de la réforme des retraites de 2010 permettent d’affirmer que le nombre d’actifs sera de 30,1 millions en 2030 et atteindra 31,2 millions en 2060.
D'ici 2060, la population active augmentera de 2,1 millions de personnes. C'est une étude de l'Insee - Projections à l'horizon 2060. Des actifs plus nombreux et plus âgés - qui le précise. A l’horizon 2025, selon les analyses, la population active pourrait gagner près de 1,7 million de personnes. Elle atteindrait alors 30 millions de personnes, soit une croissance annuelle moyenne de 110 000 personnes. La moyenne d’âge de la population active continuerait d’augmenter elle aussi, du fait d’une activité plus forte des seniors de plus de 55 ans et de l’arrivée des générations nombreuses dans ces tranches d’âge. La part des plus de 55 ans, qui est de 12,4 % en 2010, atteindrait 17,9 % en 2060 alors que celle des 25-54 ans diminuerait de 5 points. Celle des moins de 25 ans resterait stable à 10 %.
L’activité des seniors et les réformes des retraites
Selon cette étude de l'Insee, les réformes des retraites de 1993, 2003 et 2010 jouent sur les comportements d’activité des 60-64 ans. Ces réformes allongent les durées de cotisation, en repoussant les âges limites de départ à la retraite et en modifiant les modalités de calcul des pensions. Chez les 55-59 ans, les changements d’âges limites des régimes de retraite, induits par la réforme de 2010, vont modifier les comportements sur le marché du travail. Le recul de l’âge de départ à la retraite inciterait les salariés et les employeurs à davantage d’effort de maintien dans l’emploi. En 2060, dans cette classe d’âge, le taux d’activité serait de 69 % pour les deux sexes. Enfin, l’activité des 65-69 ans, jusqu’à présent particulièrement faible, passerait de 3,4 % à 13 % pour les femmes et de 5,5 % à 18 % pour les hommes, essentiellement sous l’effet de la réforme des retraites de 2010.
De plus, toujours selon l'institut de la statistique, la population augmenterait et vieillirait grâce à un apport migratoire annuel de 100 000 personnes par an à partir de 2007, une fécondité de 1,95 enfant par femme à partir de 2015 et une baisse de la mortalité. Ce sont les hypothèses sur la fécondité et les migrations qui ont le plus d’influence sur le nombre d’actifs, contrairement à celles sur la mortalité qui touchent principalement les personnes aux âges élevés. En 2060, on compterait ainsi 1,5 million d’actifs de plus ou de moins que dans le scénario démographique.
Les variantes sur les migrations ont un impact à plus court terme. Un apport migratoire de 150 000 personnes par an engendrerait un million d’actifs de plus en 2040 et1,7 million en 2060. « Au total, comme conclut cette étude de l’Insee, en 2060, selon les hypothèses démographiques retenues, le nombre prévisible d’actifs varierait dans une fourchette d’une amplitude totale de 3,4millions de personnes. Mais quel que soit le scénario, on compterait toujours entre 1,4 et 1,6 actif pour un inactif de 60 ans ou plus en 2060 ».
Gwenole GuiomardCes articles devraient également vous intéresser :
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