

Focus Jean-Baptiste Genin, ingénieur d’études d’un grand groupe français, a passé sa journée au salon du Bourget.
Il a 25 ans et travaille sur les drones du futur. Au départ, il n’ était pas un passionné des avions. Ce qu’il aime, c’est sa « matière ». Sa spécialité est le traitement de signal. « Ce domaine m’offre des postes à la pointe de la technologie » commente-t-il. A la sortie de Supélec, et après une année d’échange à l’Impérial College, il s’est fait embaucher par Thalès. Direction : le bureau d’étude. Sa mission : aider à concevoir les drones du futur. Le nez plongé dans les thèses, les dernières recherches, il y puise de nouvelles idées, puis vérifie par simulation, et des calculs si le produit tient la route. « On est une équipe de jeunes âgés entre 25 et 35 ans. On est entouré d’experts plus âgés qui ont de la bouteille. Ils sont passionnés par leur travail et aiment transmettre leur savoir. Dans mon service, donc, l’ambiance est bonne, je n’ai pas à me plaindre », estime Jean-Baptiste. L’autre atout : travailler pour des projets qui devraient aboutir dans 10-15 ans. « On travaille sur des projets innovants où les échelles de temps sont longues », poursuit-il.
Au salon du Bourget, avec 40 de ses jeunes collègues, ils ont déambulé dans les stands pour avoir un œil sur ce qui se faisait ailleurs. « L’intérêt du salon est là. Regarder, par exemple, les derniers produits de l’US Army ou le démonstrateur Neuron de Dassault. On regarde et on échange après avec les ingénieurs présents au stand », décrit Jean-Baptiste. Et puis, il y a les démonstrations sur la piste d’envol. Et là, Jean-Baptiste le confesse : « je me suis laissé prendre au jeu. Même si je ne suis pas né avec cette passion des avions. J’étais comme un gamin à regarder ces prouesses technologiques voler. »
Lucile Chevalier
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