

Cas pratique Etape cruciale du processus de recrutement, l’entretien ne s’improvise pas. Surtout quand on est jeune diplômé. Nos conseils pour convaincre le recruteur que vous êtes celle ou celui qu’il lui faut.
Au cours de l’entretien de recrutement, deux logiques cohabitent. La première, celle du recruteur, s’attache à repérer les qualités du candidat et son éventuelle adéquation au poste proposé. La seconde, celle du candidat, recherche à mesurer l’intérêt du poste proposé ; il doit aussi vérifier qu’il est en phase avec les valeurs de l’entreprise. Car, crise ou pas crise, le candidat doit maintenir, le plus possible, un rapport de force qui lui est favorable. Il faut savoir ne pas accepter n’importe quoi.
L’entretien : une découverte mutuelle
Le candidat, pour être performant, doit rester serein et considérer l’entretien comme une occasion de découverte et de séduction mutuelles. Il faut donner et échanger des informations qui vont permettre à l'un et à l'autre de faire le bon choix en fin d'entretien.
Le candidat doit aussi afficher un minimum d’assurance, mais sans arrogance. Il doit « se mettre en scène : dire bonjour clairement, dégager de l’énergie positive, manifester son dynamisme », précise Frédéric Ronflard, manager au cabinet de recrutement Robert Walters, à Paris. Il est donc essentiel de se montrer d’emblée sous son meilleur jour. Pour cela, l’apparence doit être irréprochable. Sans trop en faire, il faut s’imposer un « dress code », c’est-à-dire s’habiller de manière professionnelle. Un costume tout simple avec une cravate ou un tailleur est indiqué.
Sur le fond, le candidat doit s’être renseigné sur l’entreprise, le poste, le secteur d’activité, le marché, l’identité de son interlocuteur, ses fonctions, son niveau de responsabilité… Le recruteur y verra un signe de professionalisme. En outre, cette démarche en amont garantit de poser des questions pertinentes.
Se mettre dans la peau du recruteur
Pour réussir l’entretien, le candidat doit aussi comprendre la démarche du recruteur. Ainsi, lorsque l’employeur demande de présenter ses précédentes missions, il cherche en fait à évaluer la capacité à élaborer des stratégies, à trouver des solutions.
La valorisation efficace des expériences, quelle qu’en soit la nature, permet aussi de marquer des points. Il faut s’arrêter sur chacune d’elles. En effet, de nombreux candidats commettent l’erreur d’insister plus sur la notoriété de l’entreprise dans laquelle ils ont travaillé que sur le travail accompli. Enfin, dans un process de recrutement, le consultant est inquiet. Il faut le rassurer avec des formules comme : « Ce stage m’a permis d’acquérir de l’assurance face aux clients… ». En résumé, le candidat doit prouver qu’il est en mesure d’apporter quelque chose à l’entreprise.
Exposez un projet à court terme
Être performant en entretien nécessite également d’exposer clairement ses visées professionnelles à court terme. Le candidat sera aussi interrogé sur ce qui l’amène à postuler, sur ce qui l’anime et le motive, sur la manière dont il réagit aux changements… Les réponses permettront au recruteur de cerner son mode de fonctionnement, d’identifier le cadre et le contexte dans lesquels le candidat s’épanouit, puis de les comparer à ceux de son entreprise. Enfin, il faut inverser les rôles en posant des questions. À défaut, le candidat risque de passer pour un être passif, qui se laisse porter par les événements. Il faut donc savoir pourquoi le poste est vacant. S’il s’agit d’une création, comment elle s’intègre à l’ensemble de la structure… Il est aussi nécessaire d’interroger son interlocuteur sur ce que sera le quotidien du futur salarié, sur le type de management en vigueur. Après l’entretien, le candidat remerciera son interlocuteur. Et lui demandera quand il compte prendre sa décision. Il ne faut pas hésiter, enfin, à renvoyer un mail, quelques jours plus tard, pour résumer la teneur de l’entretien, les enjeux du poste et en reprécisant, si c’est le cas, toute sa motivation pour le poste. Pour aller plus loin Le cabinet de recrutement Altaïde propose une synthèse pertinente des conseils sur l’entretien de recrutement : http://altaide.typepad.com/jacques_froissant_altade/2005/03/petit_guide_des.html Les tests de recrutement L’embauche d’un nouveau collaborateur est un pari sur l’avenir. Prudentes, les entreprises cherchent donc à obtenir le maximum de garanties sur votre candidature. Elles veulent être rassurées à la fois sur vos compétences et sur votre capacité à travailler en équipe. Les tests de recrutement sont censés y contribuer. D’ailleurs, à la lecture d’une annonce, vous êtes en mesure de deviner quels tests vous pourriez passer. Par exemple, si l’offre insiste sur votre « leadership », un test de personnalité se profile peut-être. Si elle fait référence à votre « esprit d’analyse », le test d’intelligence n’est pas bien loin. Les tests de personnalité ont pour vocation d’évaluer des traits de caractère (sens relationnel, capacité d’adaptation, ouverture d’esprit) et de voir s’ils sont en adéquation avec la culture de l’entreprise. Au nombre des tests vedettes de cette catégorie figurent le Papi, le Sosie, le D5D, le 16 PF ou le Sigmund. En quelque 450 questions, ce dernier permet de mesurer, entre autres, vos capacités de négociation et votre aptitude au management. Les tests émotionnels tentent de mettre en évidence votre rapport au stress. Pour le psychologue Thierry Carabin, auteur de Testez votre QE (Quotient émotionnel) (édition De Vecchi, 2003), « les personnes douées sur le plan émotionnel sont en mesure de dominer leurs sentiments en toutes circonstances. Elles sont notamment capables de les exprimer de façon acceptable… De faire preuve d’empathie, une qualité majeure dans l’environnement professionnel ».
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