

Focus Tous, nouveaux entrants comme cadres dirigeants et professionnels RH, s’accordent pour dire qu’il est important de savoir bien intégrer un nouvel collaborateur. Mais, d’après une étude du cabinet de conseil Mercuri Urval, près des 2/3 des entreprises de la distribution ne disposent pas de processus d’intégration.
La chose est entendue. Il est très important qu’une entreprise sache bien intégrer ses nouveaux collaborateurs. « Il permet au nouvel entrant d’être opérationnel plus rapidement et d’intégrer au mieux la culture de l’entreprise », souligne le cabinet de conseil Mercuri Urval. Et ce fait est partagé par l’ensemble des entreprises oeuvrant dans les secteurs de la grande consommation, du retail, et de la distribution, interrogées par le cabinet*. Même par « les structures qui n’ont pas ce type de process en soulignent l’importance », ajoute le cabinet.
Mettre en confiance lenouvel entrant
C’est donc très important à ceci près que l’on ne le met pas en place. C’est en effet un paradoxe souligné par l’étude. 65 % des entreprises n’ont pas mis en place de processus d’intégration des nouveaux collaborateurs. Pourtant, tout le monde tombe d’accord sur les objectifs que ce processus doit remplir. Pour les cadres dirigeants ou professionnels RH (42 %) comme pour les nouveaux entrants (43 %), cette période d’intégration doit en premier lieu aider à une meilleure prise en main des dossiers. Ensuite, elle doit servir à mettre en confiance le nouvel entrant vis-à-vis de l’entreprise et inversement, estiment 32 % des nouveaux collaborateurs sondés et 33 % des cadres dirigeants et professionnels RH. Elle doit également permettre de faire plus amples connaissances avec les différents interlocuteurs au sein de l’entreprise, selon 19 % des nouveaux entrants et 17 % des cadres dirigeants.
Implication trop faible desmanagers
Bref, cela fait consensus. Pourtant, près des 2/3 des entreprises n’ont pas mis en place des processus d’intégration. Oui, mais en même temps, ce n’est pas si facile, semblent répondre les entreprises. Ce n’est pas dans la culture d’entreprises (39 %). La taille de l’établissement ne le permet pas (31 %) ou encore l’entreprise manque d’historique sur la question (30 %).
Et puis d’ailleurs quand c’est mis en place, il y a à redire. Certes, « ces périodes d’intégration sont en grande majorité appréciée des candidats (70 %) et des managers (75 %) ». Mais il reste « un peu moins d’un tiers des sondés estimant que cette phase pourrait être optimisée », note l’étude. Et là, personne ne tombe d’accord. Pour 43 % des cadres dirigeants ou professionnels RH, le temps consacré à cette phase est trop court. Pas vraiment, répondent les candidats. Pour ces derniers, ce qui cloche c’est l’implication trop faible des managers (40 %).
* 250 professionnels ont été consultés sur la pratique de l’intégration dans leur entreprise. Le panel des sondés comprend 3 types de population : des professionnels des ressources humaines, des cadres dirigeants et des nouveaux entrants provenant des secteurs de la grande consommation, du retail, et de la distribution.
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