

Focus Dans le cadre de la 3e édition du Prix du manager public de l’année, l’institut de sondage Ifop a demandé à 500 fonctionnaires de catégorie A de dresser un portrait robot du bon manager.
Les noms tomberont demain. Pour la 3 e année consécutive, 5 managers de la fonction publique seront récompensés, par « un jury expérimenté dans la conduite de transformation d’envergure », pour avoir « mis en œuvre des projets ambitieux et innovants de modernisation du service public. » Dans le cadre de cet événement organisé par le cabinet de conseil Bearing Point et la Direction générale de la modernisation de l’Etat, ces deux acteurs ont voulu faire taire les impatients et surtout prendre la température du terrain, en commandant un sondage à l’Ifop.
500 fonctionnaires de catégorie A travaillant dans les ministères, les services déconcentrés de l’Etat, les collectivités territoriales, les établissements de santé ou encore dans les organismes sociaux ont, ainsi, été interrogés sur les qualités qu’ils attendent d’un bon manager. Portrait du patron idéal dans la fonction publique.
Il a de grandes qualités humaines et relationnelles
Une nouvelle fois les qualités humaines prennent le pas sur les compétences strictement professionnelles. A la question selon vous quelle est la compétence clé qui fait un bon manager, 37 % des fonctionnaires interrogés ont répondu « disposer de qualités humaines et relationnelles ». Ils étaient 35 % à déclarer cela l’an passé. Être un leader et un visionnaire reste pour 26 % (contre 30 % l’an dernier) le 2 e pilier des qualités attendues. Le savoir-faire dans l’action (18 %) et l’obtention de résultats tangibles (15 %) n’arrivent qu’en 3 e et 4 e position.
Il devrait avoir plus le goût du risque
Entre public et privé, les qualités d’un manager ne sont pas les mêmes. Les fonctionnaires reconnaissent que le plus de la fonction publique vient dans la capacité qu’a le manager d’être à l’écoute des usagers (52 %) et dans sa maîtrise d’un environnement complexe (50 %). A l’inverse, pour ses défauts, il lui est reproché de n’être pas assez audacieux (59 %) et de ne pas regarder à la dépense. 42 % des personnes interrogées estiment que les managers dans la fonction publique ne prennent pas suffisamment en compte le coût d’un projet et l’évaluation des résultats.
Il sait dépasser le cloisonnement de l’administration
Pour mener à bien un projet, il faut arriver à faire travailler ensemble les différentes administrations, estiment 56 % des fonctionnaires. Suit ensuite, le fait d’avoir les bonnes ressources compétentes et motivées (43 %). Enfin, la réussite d’un projet dépend aussi de la flexibilité du budget (35 %) de la latitude de récompenser (32 %) et du soutien d’une hiérarchie stable (31 %).
Lucile Chevalier
Par comparaison et pour avoir le portrait du bon patron dans le privé, lire notre article « C’est quoi un manager idéal ».
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