

Chiffre clé Un sondage montre que les 35 heures sont la réforme qui a eu le plus d’impact sur le métier des DRH. Toutefois, il semble bien que ce soit davantage un effet ressenti qu’un réel changement. Avec la crise, le recrutement compte moins. La fidélisation des salariés est l’enjeu du futur.
Nos confrères de Liaisons sociales et l’Apec publient une enquête mercredi 2 septembre sur l’évolution des tâches des directions des ressources humaines. Ceux-ci apparaissent plus préoccupés par l’évolution du droit social que par la conduite d’une politique de développement du capital humain en cohérence avec les objectifs de leur entreprise.
En effet, interrogés sur les évolutions qui le plus influencé leur métier depuis 10 ans, les DRH placent aux premières places l’évolution du droit du travail. Elle arrive en première place pour les entreprises de 50 à 499 salariés, et en seconde place pour les entreprises de plus de 500 salariés. Dans les plus grandes firmes, la gestion des compétences arrivent, en effet, en première place.
Toutes tailles d’entreprise confondues, 92 % des DRH interrogés estime que les changements du cadre légal ont été le principal facteur qui a influencé leurs pratiques. Un item qui arrive en tête devant l’environnement économique (cité par 86 % des personnes consultées), les technologies (79 %) ou même les changements de leur entreprise. Plus étonnant, la situation du marché de l’emploi n’est citée que par 68 % des DRH.
L’effet loupe des 35 heures
L’importance accordée au cadre législatif provient vraisemblablement de l’effet des 35 heures. En effet, les lois Aubry sont citées par 92 % des interrogés. La mise en place de celle-ci a conduit les entreprises à revoir de fond en comble leurs méthodes de travail. La loi Tepa qui exonère de charges les heures supplémentaires n’est citée que par 72 % des sondés et la loi sur la modernisation du marché de travail qui crée la rupture conventionnelle du contrat de travail par 65 %.
Les réponses à une autre question indiquent pourtant que la situation conjoncturelle du marché du travail a un réel impact sur les priorités des ressources humaines. Les changements légaux n’expliquent pas tout.
Une seule preuve : ralentissement économique oblige, le recrutement est aujourd’hui classé au dernier rang. Ces dix dernières années, il était en troisième place derrière le renforcement des compétences internes et l’optimisation de la gestion des ressources humaines. Si la croissance pointe à nouveau, l’embauche de talents deviendra vraisemblablement à nouveau une préoccupation majeure.
Enfin, une bonne nouvelle pour ceux qui conserveront leur emploi. Dans les cinq années à venir, la fidélisation des collaborateurs sera prioritaire, indiquent les DRH. Auront-ils les moyens de leur ambition ?
Et vous, comment voyez vous votre DRH ?
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Christophe BysCes articles devraient également vous intéresser :
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