

Focus 62 % des entreprises envisagent de recruter cette année des candidats diplômés de filières des Technologies de l’Information et de la Communication (TIC).
Un secteur qui ne connaît pas la crise et des diplômes qui agissent comme un sésame ! Les filières des Technologies de l’Information et de la Communication sont d’après une étude de International Data Corporation-France, le bon passeport pour traverser l’année 2010 sans trop de turbulences. D’après l’enquête menée auprès de 304 entreprises, entre mars et mai dernier, 62 % des entreprises prévoient d’embaucher dans l’année des profil TIC. Et quand l’étude se concentre sur les seules entreprises qui envisagent de recruter cette année, le chiffre s’élève à 83 %. Entre 26 000 et 29 000 personnes devraient ainsi être employées.
Qui recrute qui ?
Près des 2/3 des recrutements proviendront des Société de services en ingénierie informatique (SSII) et des entreprises de 200 salariés et plus, annonce l’étude. Les éditeurs de logiciels participent à hauteur de 10 % environ du total des recrutements et les consultants en technologie à hauteur de 25 %.
Et bonne nouvelle : les jeunes diplômés sont dans le viseur des DRH. Le recrutement des jeunes diplômés devrait en effet augmenter de 32 % cette année par rapport à 2009.
Quel diplôme appâte les recruteurs ? Les bac + 4 ou bac + 5 tiennent évidement le haut du pavé. Ils restent le standard de recrutement. Mais au fil des années les opportunités d’emplois pour les Bac + 2 se font plus grandes. « Les critères traditionnels d’embauche tendent à évoluer avec le marché d’emploi. Les universitaires ne sont plus la dernière roue du carosse, loin de là », constate Jean-Luc Bernaudin, délégué général de l’association Pasc@line qui vise à promouvoir et faire connaître les métiers TIC.
Un rapport de force favorable aux employés
« On rentre dans une période difficile pour les entreprises. Il y a beaucoup de demandes par rapport à l’offre, » analyse Jean-Luc Bernaudin. Au fil des années, il est de moins en moins évident de dire qu’un élève ingénieur deviendra ingénieur. L’éventail des métiers auxquels ont accès ces diplômés c’est considérablement élargi. Ils sont nombreux à faire une année d’étude supplémentaire pour se diriger vers le management, vers le conseil ou l’assurance, ou vers de nouveaux métiers liés au développement durable. Du coup, dans le secteur informatique, les recruteurs sont à la peine. Les filières TIC sont boudées. « Il y a vraiment une faille dans l’information auprès des jeunes de ces métiers. Certains ont l’impression que les débouchés des filières TIC sont incertains, et d’autres que les métiers se limitent à passer 12 heures devant son écran d’ordinateur. C’est archifaux !, s’insurge Jean-Claude Bernaudin. Il y a énormément d’emploi dans le secteur et autant de possibilités. » Et ce bassin ne semble pas prêt de tarir. 2009 a été une année morose et exceptionnelle, avec un chômage atteignant presque les 2 %. Cette année, le secteur repart. Les diplômés des TIC pourront de plus en plus faire la fine bouche devant les offres des entreprises.
Lucile Chevalier
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