

Focus La rentrée approche. Septembre est traditionnellement un mois de forte embauche. Ce qui signifie aussi savoir négocier son futur salaire. Nos conseils pour annoncer vos prétentions financières.
Vous voici donc à quelques minutes des discussions sur votre futur salaire. Si vous êtes parvenu à ce stade, c’est parce que le recruteur est convaincu de votre valeur. Ne gâchez pas tout en avançant désarmé, sans aucune précaution ni préparation. Et ne signez pas votre contrat sans en avoir décortiqué les différentes rubriques.
Estimez votre propre valeur
Les précautions à prendre avant la rencontre concernent surtout votre salaire. Vous devez scruter le marché pour avoir une idée de votre valeur. Pour cela, informez-vous des salaires des débutants, dans la même région, à des postes similaires. Vos camarades de promotion, l’association des anciens, mais aussi des salariés de l’entreprise convoitée sauront vous renseigner. Autres sources d’information, les enquêtes sur les rémunérations publiées dans la presse. « Si vous avez répondu à une annonce, ressortez-la, recommande un responsable du recrutement. La fourchette salariale ou le salaire indicatif signalés peuvent être des éléments de départ. En cas de candidature spontanée, recherchez des annonces avec les profils les plus proches. Là encore elles constitueront un point d’appui. » Toutes ces informations vous permettent de caler votre position, sans vous sous-estimer.
Soyez réaliste !
Suivant le processus de recrutement mis en place, le sujet de la rémunération peut être abordé à la fin de l’entretien (s’il n’y en a qu’un seul) ou au moins après le deuxième. Dans tous les cas, mieux vaut laisser l’employeur s’élancer en premier. PDG de Maesina International Search, Jean-Michel Azzi conseille, lorsque vous prendrez la parole, d’éviter des formules telles que : « Je ne descendrai jamais en dessous de… » Votre interlocuteur pourrait s’en offusquer et vous aurez du mal à revenir sur vos positions ! Affirmer : « Je souhaite entre tant et tant », n’est pas très judicieux non plus : vous risquez de vous voir accorder le minimum. « En tout cas, même lorsque la rémunération annoncée vous convient, affirmez vos talents de négociateur et voyez ce qu’il peut y avoir en plus », suggère-t-il. Mais gardez à l’esprit que, crise économique oblige, votre marge de manœuvre est aujourd’hui extrêmement faible et variable d’une taille d’entreprise à l’autre. Restez donc réaliste. Les grands groupes ont une gestion très rigoureuse, avec une grille de salaires préétablie. « Je vois mal un jeune diplômé, même s’il a du talent, remettre en cause une politique salariale et créer un précédent, souligne un autre consultant en recrutement. En revanche, il peut demander au recruteur s’il y a, dans son entreprise, des moyens d’optimiser l’offre qui lui est faite. »
Exploitez d’autres filons
Car, vous devez aussi le savoir, la rémunération ne se limite pas au montant indiqué au bas de votre fiche de paie. Certaines entreprises offrent ainsi avantages sociaux (mutuelle, check-up médical, prêts, prévoyance et retraite) et en nature (voiture, téléphone, ordinateur portable dernier cri ou un Palm Pilot…), primes sur objectifs, participation, intéressement, abondement… Pour évaluer ce qui peut vous être accordé, renseignez-vous sur ce dont bénéficient les cadres de même niveau hiérarchique que vous dans l’entreprise.
Gwenole Guiomard
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