

Focus Dans une analyse parue ce jour, l’Organisation internationale du travail met en garde les économies et les entreprises mondiales contre un déclin du marché du travail. La première conséquence serait de provoquer une pénurie de salariés de haut niveau.
C’est une peu intelligente attitude des entreprises en temps de crise : geler leur recrutement. Cela a pour incidence la perte d’emploi de qualité. Dans une étude menée conjointement entre l’OIT (Organisation internationale du travail) et l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques) à la demande du G20 et des ministres du travail et de l’emploi de ces 20 pays, les économistes estiment que la « récession de l’économie mondiale pourrait se traduire par une pénurie massive d’emplois parmi les pays membres du G20 l’an prochain ».
Ces spécialistes de l’emploi affirment que « si le taux de croissance de l’emploi se maintient à son niveau actuel d’1 pour cent, il ne sera pas possible de récupérer les 20 millions d’emplois perdus dans les pays du G20 depuis le début de la crise en 2008 ».
Cela aurait des effets délétères sur l’économie mondiale. Pour lutter contre ce phénomène actuellement en cours, Juan Somavia, le directeur général du BIT estime nécessaire de « placer des emplois de qualité au cœur de la reprise ».
Le BIT propose alors d’engager « des investissements pour développer les entreprises dans l’économie réelle et créer des emplois. Cela doit devenir la première des priorités macroéconomiques ».
Le rapport montre également que la protection sociale a joué un rôle significatif pendant la crise dans certains pays en protégeant les plus pauvres et les plus vulnérables.
Gwenole Guiomard
Gwenole Guiomard
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