

Portraits Pas facile de changer de métier dans un pays où les diplômes font trop la loi. Pour devenir informaticien, Didier Campo a dû faire preuve d’une grande motivation. Il a aussi croisé le programme de formation du constructeur Cisco.
Pendant 20 ans, Didier Campo a conduit des poids-lourds, dans une entreprise de la métallurgie. Le jour où il a voulu entamer une reconversion, tout n’a pas été simple. Pas assez diplômé pour faire le métier de ses rêves : travailler dans l’informatique. Préalable minimum indispensable : une remise à niveau en mathématiques. Problème : cela augmente le coût de la reconversion.
Pas facile de faire reconnaitre des connaissances acquises sur le tas, en dehors de tout cadre scolaire. Les ordinateurs pourtant, Didier Campo les connait. Quand il n’est pas dans son camion, il est membre d’un club de jeux en réseaux. Le week-end, quand des tournois opposent des dizaines de joueurs, il prépare la salle, prépare le réseau ad hoc, intervient en cas de panne… Une passion qui remonte à plusieurs années. Cet homme curieux se souvient un brin amusé : « la première fois que j’ai eu un PC entre les mains, il était ouvert dès le lendemain. C’est plus fort que moi, je veux savoir comment ça marche ».
Il crée son entreprise
Une curiosité qui finalement sera payante. Car après les refus des institutions sans imagination, il pousse la porte de l’Afpi de Dunkerque. Là le discours change. « Le formateur que j’ai rencontré m’a dit le contraire de ce que j’entendais jusqu’alors. Il recherchait des gens motivés plutôt que des diplômes », se souvient Didier Campo. Banco. Il démarre alors une formation dans le cadre d’un congé individuel de formation. 9 mois à plein-temps au sein d’un environnement pas forcément simple. « J’étais le seul étudiant à avoir plus de 40 ans ». Il s’accroche, se met à niveau pour pouvoir suivre certains cours en anglais. Au cours de sa formation, il suivra certains des modules de la Cisco networking academy (voir encadré).
En juin 2005, il obtient un CQPM – certificat de qualification paritaire de la métallurgie, l’équivalent d’un bac +2 de « technicien en informatique et administrateur de réseau d’entreprise ». Comme cela arrive parfois, à l’issue de son CIF, son employeur ne souhaite pas continuer avec lui. Sans doute trop travailleur…
Avec son profil atypique, les entreprises rechignent aussi à le recruter. « Un chauffeur routier avec une formation en informatique allait-il être à la hauteur ?», s’inquiétaient les recruteurs. Après quelques galères, il crée son entreprise d’installation et de dépannage en informatique au début de 2006. Aujourd’hui, il a créé un emploi et ouvert un magasin. Quand le camion lui manque, il prend le volant pour assurer des dépannages à domicile.
La preuve qu’on peut être et avoir été…
Christophe Bys
Les informaticiens sont rares. Face à ce constat, le constructeur Cisco a créé des outils de formation pour favoriser la reconversion de ceux qui veulent rejoindre le monde des réseaux et des ordinateurs. Il a créé un programme de formation aux technologies des réseaux et d’Internet.
Depuis 1997 aux Etats-Unis et 2001 en France, l’entreprise propose des modules de formation en collaboration avec des centres de formation reconnus. « En 2007, dans l’Hexagone, 12 cours sont disponibles et dispensés dans un des 300 établissements partenaires. Ainsi, 20 000 personnes suivent actuellement un de ces modules », indique Christophe Dolinsek, responsable de la Cisco networking academy pour la France et le Benelux.
Les supports de cours proposés sont à jour et suivent régulièrement les évolutions du marché. « Toutefois, promet le responsable, ce ne sont pas des cours à la bannière de notre entreprise. Nous proposons des supports pour former des professionnels avant tout ».
Pour en savoir plus sur le programme cliquez ici.
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