
Les grandes entreprises du secteur de l’énergie propose de l’intéressement mais aussi des plans d’épargne salariale et de l’actionnariat salarié. Précisions.
Pour récompenser la performance collective, les entreprises misent sur l’intéressement, la participation, le plan d’épargne salariale et l’actionnariat salarié, avec des abondements de l’entreprise significatifs. Ce package est largement présent dans toutes les grandes sociétés du secteur. En France, l’an dernier, Areva a ainsi distribué 100 millions d’euros à ses salariés en intéressement. L’entreprise offre, en outre, à ses collaborateurs un plan d’épargne de groupe identique selon les entités, avec gratuité des frais de gestion. L’abondement du groupe, distribué de façon variable selon les entités, correspondra cette année à une quinzaine de millions d’euros en France.
Entreprise moins importante, Assystem dispense également de l’intéressement (700 € en moyenne par collaborateur en 2008) et de la participation. « Nous avons une politique d’intéressement assez agressive, annonce, pour sa part, François Viaud, le DRH du groupe Total. En 2008, l’intéressement et la participation représentaient en moyenne 5 000 à 8 000 € par salarié. Nous avons également mené une campagne de distribution de stock-options gratuites. Nous descendons très bas dans la hiérarchie : 9 500 salariés dans le monde en ont bénéficié. 80 % sont des cadres, 20 % des non-cadres. » Afin de développer son actionnariat salarié, Total procède tous les deux ans à une augmentation du capital réservé aux salariés. Ils peuvent acheter 25 % de leur rémunération en actions par an, avec une décote de 30 % par rapport au marché. Le CEA a signé un accord d’intéressement en 2008. « L’intéressement représente entre 0,5 et 1 % de la masse salariale, précise Jean-François Sornein, le DRH. Notre objectif est de le porter à 2 % pour 2010-2011. »
Outre un intéressement et de la participation, les salariés de Cegelec en France peuvent être actionnaires de leur entreprise au travers de fonds communs de placement, avec des abondements de l’entreprise très intéressants. En 2009, un salarié qui investit 1 000 € bénéficiera de 1 000 € d’abondement de l’entreprise. Mais cet abondement peut être plus élevé si pour des sommes moindres. Par exemple, pour 150 € investis, l’entreprise abondera à hauteur de 450 €.
Pascale Kroll
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