

Focus Selon une étude du groupe Mercer, le niveau médian des augmentations en France serait de 2 % en 2010. Il sera de 2,5 % en 2011. C’est plus qu’escompté. La reprise du recrutement y est pour beaucoup.
Chaque année, le groupe Mercer divulgue son étude sur les augmentations de rémunérations. Pour 2010, l’année n’est pas si mauvaise puisque le cabinet de conseils en ressources humaines et études salariales table sur un taux d’augmentation médian, toutes catégories professionnelles confondues, incluant
augmentations générales et augmentations individuelles, de 2%.
Pour 2011, Mercer considère que le nombre d’entreprises pratiquant un gel des salaires va baisser. De même, les augmentations de salaires, même si elles seront inférieures à 3 %, devraient se situer aux alentours de 2,5 %. Soit une hausse de 0,5 % par rapport à 2010. Ces prévisions sont donc toujours en dessous des niveaux auxquels on s'était habitué avant le début de la crise. Elles devraient, cependant, se maintenir au-dessus de l’inflation prévue par l’OCDE à 1,6 %.
Cette relative bonne tenue des augmentations s’explique par le fait que le recrutement repart. Selon Mercer, « le nombre d’entreprises prévoyant de diminuer les effectifs en 2011 » sera de 12 % contre 20 % en 2010. Par ailleurs, les employeurs « sont plus nombreux à anticiper une augmentation des effectifs » : 20 % en 2011 contre 19 % en 2010 et 10 % en 2009.
Gwenole Guiomard
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