

Focus Petit à petit, le niveau de recrutement des salariés de l’assurance augmente. Aujourd’hui, pour une embauche, le Bac +2 devient un minimum. Il faut aussi parler anglais. Les assureurs recrutent en premier lieu des commerciaux. Puis des gestionnaires. Les informaticiens sont aussi très recherchés.
Petit à petit, le niveau demandé aux salariés des assurances augmente. Aujourd’hui, selon l'observatoire de l'évolution des métiers de l'assurance, 75 % des recrutements se font à un niveau supérieur ou égal au Bac +2. Dans le secteur, les entreprises recrutent avant tout des commerciaux. En 2009, sur 12 000 recrutements, le monde des assureurs a recruté 4 758 commerciaux et assimilés. C’est la première compétence recherchée par les employeurs. Viennent ensuite les gestionnaires de contrats avec 3 039 personnes embauchés puis les informaticiens (714) et les spécialistes de le gestion et de l’organisation (466).
Pour se faire embaucher par les employeurs de l’assurance, mieux vaudra, alors, disposer au moins d’un Bac +2. Pour les commerciaux, il s’agira d’un BTS Négociation et relation client (NRC) ou Management des unités commerciales (MUC) voire d’une licence professionnelle en assurance. Les gestionnaires de contrat devront, eux, disposer, a minima, d’un BTS assurance ou d’une licence professionnelle de la même spécialité. « Nous avons besoin de compétences de plus en plus élevées, explique Yves Laqueille, le DRH d’Allianz France. Nous recrutons donc moins mais d’un niveau supérieur. Nous recherchons ainsi des candidats de niveau Bac +2/5 doté, par exemple, d’un Master en gestion du patrimoine. Un bon candidat est aussi quelqu’un maintenant à jour ses connaissances et ses compétences. L’assurance est un secteur où l’on doit être curieux ».
La formation ne suffit pas
Il est aussi de plus en plus important de prendre en compte la dimension internationale du métier. « Avec notre développement à l'étranger, précise le service des ressources humaines de Crédit Agricole Assurances, nous recherchons également des collaborateurs travaillant dans un milieu multiculturel et par conséquent maitrisant des langues étrangères ».
Autre intérêt du secteur : son ouverture d’esprit. Le monde de l’assurance est aussi l’un des rares offrant ses chances à quasi tout le monde. Il n’est pas rare d’embaucher un chimiste puis de le former aux techniques des assurances. Pour finir le tableau des compétences académiques recherchés par le secteur, il est à noter que seuls 25 % des emplois pourvus sont des emplois de cadres alors que le taux d’encadrement du secteur est de 48 %. C’est dire que le monde des assurances favorise et même promeut l’ascension sociale de ses salariés.
Disposer du sens du service et du client Pour réussir dans ces métiers, la formation ne suffit pas. « Pour monter en grade, il faut être tout d’abord rigoureux, explique l'observatoire de l'évolution des métiers de l'assurance. Ensuite, il faut disposer du sens du service et du client. L’assurance a été très longtemps dans une logique d’offre. On est aujourd’hui dans une logique de la demande. Nos clients doivent être choyés car ils sont volatiles. Il est donc essentiel d’avoir en tête que si on veut garder un client, il faut lui offrir le service qu’il demande… ».
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