

Focus Comparés aux autres secteurs, l’assurance paye bien. Un Bac +2 débutera à 25 000 euros brut par an. A cela, il faut ajouter des intéressements et des horaires de travail alléchants.
L’assurance, comparée aux autres secteurs, est une branche de l’économie qui paye relativement bien. Ainsi, selon l’Apec, en 2009, le salaire brut annuel moyen (fixe + commissions) d'un cadre dans l'assurance à l'embauche s'élevait à 41 000 euros. Cela représente 3 000 euros de plus que la moyenne des salaires bruts annuels (fixe + commissions) tous secteurs confondus. « L’assurance paye bien, confirme Alain Mlanao, dirigeant du cabinet de recrutement et d’intérim Walters People. Un titulaire d’un Bac +2 ou d’une licence professionnelle débutera avec un salaire compris entre 25 000 à 28 000 euros brut par an. S’il possède un Bac +5, il percevra de 30 000 à 35 000 euros brut par an ». Un actuaire débutant est rémunéré, en salaire de départ, quelque 40 000 euros brut par an.
Bien évidemment, les salaires fluctuent d’une entreprise à l’autre. Dans l’assurance, pour disposer des meilleures avancées sociales, mieux vaut postuler « dans les grands groupes de type AXA, Groupama ou Allianz, précise Régis Versavaud, secrétaire général adjoint de la fédération CFDT banque/assurance. Nous préconisons d’intégrer les grands groupes et de délaisser les petites mutuelles. Les leaders du secteur disposent de statuts sociaux forts avec de nombreux avantages et des vrais professionnels au sein des services de ressources humaines. Du côté des mutuelles, les employeurs les plus favorables à leurs salariés sont des entreprises comme la Macif, la GMF ou la MAIF ».
45 000 euros brut par an
Chez AXA, le leader du secteur, un commercial Bac +2 percevra, la première année, de 28 000 à 30 000 euros, dixit leur service des ressources humaines. Il s’agit là d’un salaire fixe et de son variable. Si l’on considère uniquement le fixe, il touchera de 22 000 à 24 000 euros. En fonction support, AXA octroie à un jeune Bac +5 entre 35 000 et 45 000 euros brut par an en fonction de l’établissement d’enseignement supérieur. Les actuaires seront rémunérés près de 45 000 euros brut par an. Chez Allianz, c’est la direction des ressources humaines qui l’annonce, un jeune Bac +2 débutera avec 25 000 euros brut par an. Après, cela peut monter très haut mais il faut savoir que le salaire fixe de départ tourne autour du Smic avec un variable. Ce qui signifie que les éléments les moins bons percevront environ 20 000 euros brut par an et ne resteront pas longtemps dans l’entreprise. Dans beaucoup de sociétés, les commerciaux disposent, en sus, d’un véhicule (cela représente un sur-salaire en nature d’environ 500 euros par mois), d’un intéressement et d’une participation qui peuvent représenter un mois de salaire en plus en temps normal. Chez Generali, un jeune Bac +2/3 percevra de 23 000 à 28 000 euros brut par an (hors salaires des commerciaux) et un Bac +4/5 de 32 000 à 40 000 euros brut par an toujours hors salaires des commerciaux. Dernier exemple Groupama : cet assureur offre, comme salaire de départ aux jeunes Bac +5, une somme comprise entre 28 00 et 42 000 euros avec des primes possibles et 5 à 10 % de variable pour les meilleurs éléments. « Par ailleurs, précise la direction des ressources humaines, Groupama offre à ses collaborateurs des systèmes de santé, prévoyance, épargne salariale et retraite leur permettant de faire face aux aléas de la vie et de cotiser, notamment via une épargne de moyen ou long terme (PEE, PERCO…) en vue de la retraite. Parallèlement, notre groupe développe des accords de temps de travail et des formules conciliant vie professionnelle et vie privée, avec notamment la signature en 2010 de la charte de la parentalité et en 2011 d’un accord groupe sur la qualité de vie au travail ».
12 jours de RTT
Au-delà de ce verbiage, fort usité dans le monde des ressources humaines, le secteur est intéressant pour tout le périphérique de rémunération. Premier exemple : la formation. Au-delà des salaires, l’assurance a comme tradition de bien former son personnel. Ce n‘est pas un gain sonnant et trébuchant mais une forme de rétribution non-négligeable. Le temps de travail est aussi l’un des atouts du secteur. Selon la CFDT, une majorité de cadres travaillent au forfait-jour. Cela signifie qu’ils peuvent travailler un nombre d’heures important mais que le nombre de jours travaillés est fixé, par accord de branche, entre 205 et 210 jours selon les entreprises. En comparaison, dans les autres secteurs, le forfait-jour est de 216 jours selon la loi. Cela veut dire que les cadres de l’assurance travaillent de 6 à 11 jours de moins dans l’année que beaucoup d’autres salariés des autres secteurs. Pour les non-cadres, la durée hebdomadaire est fixée à 35 h voire à 34 heures. A la Macif, les salariés non cadres travaillent même 31 h 30 par semaine. Pour ceux qui travaillent 37 heures, ils disposent de 12 jours de RTT. C’est plutôt également au-dessus de la moyenne des pratiques des autres secteurs.
L’assurance est aussi un secteur où le dialogue social est important. Il y a des négociations entre syndicats et patronat. Les premiers arrivent à obtenir des avancées sociales. Ainsi, au niveau rémunération, l’augmentation minimale des salariés de la branche assurance a été de 2 % en 2011 pour une moyenne de 3 %. Cette année, il n’y a pas eu beaucoup de branches en France pouvant se targuer de ces hausses collectives de salaire.
Un site pour les salaires
Pouravoir une vue globale des salaires moyens du secteur, la FFSA propose son site ffsa.fret sa partie métier.L’ensemble des fonctions de l’assurance est passé en revue. On y apprend que la rémunération d’un chargé de clientèle ayant moinsde 30 ans et moins de deux ans d’ancienneté, soit 25 ans, est de moins de 22 000 euros brut par an pour46,6 % de cette population, entre 22 000 et 24 000 euros pour 28,5 % de cette catégorie et de plus de 24 000 pour 24,9 % d’entre-eux. Une dizaine demetiers est ainsi analysé : actuaire, agent générald’assurance, chargé d’études marketing, chargé d’indemnisation, courtier d’assurance, expert, gestionnaire actif-passif, inspecteur commercial ousouscripteur.
GG
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