

Focus En France, moins d’un senior sur deux est en emploi. Notre pays reste à la traîne par rapport aux autres pays européens.
En 2000, la France avait 10 ans pour atteindre un taux d’emploi de 50 % chez ses seniors (55-64 ans). L’objectif était le même pour tous les pays de l’Union européenne et gravé dans la stratégie de Lisbonne. Dix ans plus tard, la France frôle les 40 % (39,7 %), d’après la note de la conjoncture de juillet du centre d’observation de la Chambre de commerce et de l’industrie de Paris. Elle partait certes de loin, avec en 2000 un taux d’emploi chez les seniors de 29,4 %. Mais ses voisins n’étaient pas non plus particulièrement en avance sur la question. En 2000, le taux d’emploi moyen des seniors en Europe était de 38 %. Dix ans plus tard, il grimpe doucement à 46,3 %. L’objectif n’est donc pas atteint en Europe. Notre continent, précise l'étude, " semble coupée en deux entre, d'un côté, les pays scandinaves, germaniques et britanniques et de, l'autre, les pays les plus au sud et à l'est de l'Europe ". La situation française, elle, n'est pas bonne. Elle est à rapprocher des mauvais résultats des pays du sud. Ainsi, l’hexagone occupe seulement la 20 e place sur 25 pays.
L’Ile-de-France, meilleure élève dela classe
Dans le détail, il y a les régions modérément bonnes élèves et les cancres. L’Ile-de-France est, avec un taux d’emploi des seniors de 46,7 %, la meilleure élève de la classe bleu-blanc-rouge. Elle devance de 6 points la deuxième région, Rhône-Alpes. A l’inverse, le Nord-Pas-de Calais (32 %) et le Poitou-Charente (30 %) sont dernières au classement. Pour l’auteur de la note, ces écarts s’expliquent par la corrélation entre le taux d’emploi des seniors et le niveau d’éducation. Comme ce niveau est particulièrement élevé dans la région capitale, ceci explique cela. Toutefois, une autre explication est possible : les migrations en province des jeunes retraités. Ils sont en effet nombreux à quitter l’Ile-de-France, une fois atteint l’âge de la retraite pour couler leurs jours paisible dans d’autres régions plus agréables. Ainsi dans le premier cas, le taux d’emploi augmente artificiellement, quand dans les autres régions, il baisse.
Lucile Chevalier
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