

Focus Le cabinet de recrutement Michael Page vient de publier une étude sur les emplois verts les plus recherchés par les employeurs. Souvent bien payés, une formation spécifique n’est pas forcément la bienvenue. Des basiques solides et un goût pour le sujet sont de vrais sésames.
A la veille du sommet de Copenhague, le premier cabinet de recrutement français Michael Page – il emploie le plus de consultants et réalise 4 000 missions par an - vient de publier une étude de 39 pages sur les fonctions et rémunérations des emplois verts. « Il ne s’agit pas d’être exhaustif, commente Nicolas Vermersch, le directeur général France. Nous avons voulu présenter des métiers qui sont les plus recherchés par nos clients ».
En 2009, Michael Page a réalisé environ 200 recrutements de ce type. Cela représentait 15 à 20 % de leurs recherches « techniques » contre 2 à 3 % en 2007. En 2010, le nombre de missions « vertes » devrait être en hausse tant les énergies renouvelables et le bâtiment recrutent.
L’étude de Michael Page analyse 7 secteurs allant des énergies renouvelables au fonds d’investissement responsables en passant par l’environnement, le développement durable, le commerce équitable, les achats, le cadre de vie ou les déchets.
Les chefs de projets ont le vent en poupe
Au sein de ces grandes familles, les consultants de Michael Page ont mis en avant les 17 métiers les plus recherchés par leurs clients : le chef de projet et les commerciaux énergies renouvelables, l’ingénieur efficacité énergétique des bâtiments, le juriste droit de l’environnement, le chef de projet hydraulique fluviale, celui en site et sols pollués, celui en HQE (Haute qualité environnementale), l’expert Bilan Carbone, le responsable développement durable, celui en diversité & RSE (Responsabilité sociale des entreprises), le consultant en développement durable, l’acheteur/chef de produit commerce équitable, l’acheteur développement durable, le chef de projet acoustique, le responsable d’exploitation usine incinération, celui en traitement de déchets et, enfin, le gérant spécialisé en investissement socialement responsable.
Selon Nicolas Vermersch, deux familles de métier sont particulièrement recherchées. Il s’agit des métiers tournant autour des énergies renouvelables et ceux ayant trait aux bilans carbone.
Et en plus ça rapporte
Du côté des salaires, le cabinet Michael Page estime qu’il existe aujourd’hui une prime « verte » à la rémunération équivalente à + 10 à + 15 % par rapport aux salaires prévalant dans l’industrie et l’économie classique. Un gain dû aux pénuries de salariés expérimentés et compétents dans ces métiers. Ainsi, un ingénieur commercial en énergies renouvelables (avec un cursus commercial ou technique de niveau Bac +2/3), ayant 3 à 8 ans d’expérience, percevra de 42 000 à 50 000 € brut par an dans l’industrie, de 28 000 à 40 000 € dans l’artisanat et de 30 000 à 41 000 chez les distributeurs. Un expert carbone (ingénieur généraliste avec une spécialisation en environnement, en énergétique voire en thermique.), avec de 7 à 15 ans d’expérience, sera payé de 35 000 € à 50 OOO € brut par an avec un bonus allant de 20 à 30 % de cette somme.
Pour être embauché dans ces métiers verts, le candidat devra surtout mettre en avant des compétences « classiques » comme un cursus d’ingénieur ou d’école de commerce avec une spécialité en mécanique par exemple. Les cursus en développement durable ne sont pas les bienvenus. Enfin, une appétence aux métiers « verts et environnementaux » est souhaitée. C’est la moindre des choses.
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