

Discrimination, faibles salaires, conditions de travail difficiles : les deux géants de la distribution, Wal-Mart et Carrefour, enchaînent les faux pas. A partir de ces exemples, l’hebdomadaire LSA explique en quoi la grande distribution a mauvaise presse auprès de ses salariés.
Discrimination d’un côté, revendication salariale de l’autre. A travers deux portraits d’entreprise (Wal-Mart et Carrefour), l’hebdomadaire LSA revient sur le malaise social dans la distribution. Pour nos confrères, Wal-Mart et Carrefour ne sont pas deux cas isolés. Selon le magazine, les images de ces entreprises sont à reconstruire et cela doit passer prioritairement par le dialogue social. Car le secteur tout entier, celui de la distribution, souffre d’une image sociale négative.
A tout honneur, tout seigneur, l’hebdomadaire LSA revient sur le cas de Wal-Mart. Ce géant de la distribution vient d’échapper à une procédure collective. Il vient donc d’économiser une amende de 25 milliards de dollars de dédommagement. Mais ce n’est que partie remise. LSA, dans son article « L’image sociale de la distribution écornée » du 23 juin, en dévoile les détails. Tout a commencé en 2001. Betty Dukes, salariée du groupe, portait plainte contre la société pour discrimination sexuelle. Le 20 juin 2011, la Cour suprême des Etats-Unis, plus haute juridiction du pays, a jugé la plainte irrecevable en nom collectif, mais elle ne tranche pas pour autant sur le fond. La Cour a en effet précisé que toutes ces femmes ne pouvaient pas prétendre avoir subi les mêmes discriminations. Il va falloir traiter ces dossiers un par un… Une affaire qui devrait coûter très cher au groupe, à la fois financièrement, mais aussi en terme de réputation.
Du côté de chez Carrefour, la saga des mouvements sociaux continue aussi et le groupe a été classé comme « mauvais employeur », selon LSA. En effet, entre la non rémunération des temps de pause, la non augmentation des salaires, la réduction des emplois et le projet de scission avec la franchise Dia, les manifestations de salariés s’enchaînent depuis le 9 avril.
Laura Maubrey
Pour en savoir plus, découvrez l’article de LSA « L’image sociale de la distribution écornée » et Carrefour taxé de « mauvais employeur ».
Et retrouvez nos précédents articles sur le sujet :
- « Temps de pause, la justice a tranché ».
- « Des négociations salariales houleuses s’engagent dans la grande distribution ».
- « Les salariés obtiennent gain de cause chez Carrefour ».
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