

Chiffre clé Le nombre de créations d’entreprises a baissé de 18,3 % en avril par rapport au mois précédent, selon l’Insee.
Les créations d’entreprises évoluent au rythme du yo-yo. Un mois, leur nombre grossit, un autre elles fondent comme neige au soleil. Après une baisse de plus de 10 % au mois de janvier, le nombre de créations d’entreprises avait grossi en février et en mars. Le mois d’avril est celui du régime. Le nombre de créations d’entreprises a reculé de 18,3 % par rapport au mois précédent. Et la chute est encore plus brutale, si l’on déduit les créations d’auto-entreprise : - 22,8 %. « Les secteurs qui contribuent le plus à cette baisse sont le soutien aux entreprises et les services aux ménages », détaille l’Insee. Alors que 11 228 sociétés avaient vu le jour au mois de mars dans ce premier secteur, elles ne sont plus que 9 177 le mois suivant. Pour les services aux ménages, les créations d’entreprises sont passées de 5 913 à 4 894.
Mais la baisse ne s’arrête pas là. Le début 2011 est moins fructueux que ne le fut celui de 2010. Le nombre cumulé de créations des mois de février, mars et avril 2011 est en baisse de 18,7 % par rapport aux mêmes mois de l’année précédente. Et sur un an, le recul est de 7,7 %. Faut-il sonner le tocsin et s’alarmer de la disette ? Pas vraiment, car 2010 et 2009 furent des années assez exceptionnelles. En 2010, 622 039 nouvelles sociétés avaient vu le jour, soit un chiffre en hausse de 7,2 % par rapport à l’année précédente. Un record venant après une année 2009 qui, avant de se faire détrôner, tenait elle-même un nombre record de créations d’entreprises. Ces deux années avaient pleinement profité de la création du nouveau statut d’auto-entrepreneur et de son succès. En 2011, les choses se tassent, bien que les auto-entreprises contribuent encore pour près de la moitié des créations de sociétés.
Lucile Chevalier
Ces articles devraient également vous intéresser :
Les solutions pour financer sa formation continue à moindre coût, via des subventions mais aussi en choisissant l’Université. Enfin, nous revenons sur la question du retour sur investissement de la formation. Un moyen qui permet de maximaliser ses études.