

Cas pratique En 2007, selon une étude de la Dares, le chiffre d’affaires de la formation continue, en France, a crû de 7 %. Par contre, le nombre d’heure moyen d’un cursus est lui en baisse. Cela signifie que de plus en plus de salariés se forment.
C’est une très bonne nouvelle pour les salariés et aussi pour les employeurs. Selon une étude « Premières synthèses informations » de la Dares parue en octobre 2009, le chiffre d’affaires de la formation continue, en France, a atteint 6,4 milliards d’euros. Cela représente une hausse de 7 % par rapport à 2006. Entre 2005 et 2006, la hausse était de 4 %.
Tout laisse donc penser que employeurs et employés ont, enfin, compris toute l’importance de la formation dans leur parcours professionnel et dans leur productivité. Du côté des employés, la synthèse de la Dares montre que 10,8 millions de stagiaires ont suivi un cursus (cela représente une hausse de 7 % entre 2006 et 2007). Cela constitue 745 millions d’heures/stagiaires (en hausse de 4 %). Les chiffres montrent donc que le nombre de stagiaires augmente plus vite que le nombre d’heures de stage. Par conséquent, il est tout à fait logique que le nombre d’heure moyen du stage soit en baisse. Il est aujourd’hui de 69 heures en moyenne par cursus. Ce nombre d’heure permet, cependant, de suivre des cursus de bon niveau.
Autre point particulièrement intéressant, environ 20 % des stages sont de niveau Bac +2 et plus. On assiste aussi à un fort développement de tous les cursus liés à l ’orientation et l’accompagnement. Ils représentent 12 % des prestations totales, parmi lesquelles les bilans de compétences ont pris une place croissante.
Prestataires en forte croissance
Les employeurs ont aussi su utiliser la formation continue à la française. Ils sont à l’origine de la moitié des recettes des formateurs. C’est dire s’ils ont la volonté de développer le niveau de compétences de leurs salariés. Au total, les deux tiers (65 %) des stagiaires des organismes de formation sont des salariés. Ceux-ci se forment d’abord dans le secteur privé à but lucratif (46 %) ou à but non lucratif (24 %). Les domaines de formation sont essentiellement ceux des services, de cursus généralistes ou ayant trait au développement des capacités.
Les employeurs ont également bien du courage tant il est compliqué de naviguer dans un marché où le nombre de prestataires est en aussi forte croissance. Ils étaient, en 2007, 14 164 entreprises à se revendiquer formateur même si le secteur de la formation reste concentré. Ainsi, les 2 % d’organismes dont le chiffre d’affaires dépasse 3 millions d’euros absorbent 44 % du chiffre d’affaires global et forment 31 % des stagiaires. À l’autre extrême, les organismes de moins de 75 000 euros de chiffre d’affaires représentent la moitié des organismes, mais ne forment que 9 % des stagiaires. Ce sont, très souvent, des sociétés unipersonnelles. Leur part se réduit : ils forment 4 % de stagiaires de moins qu’en 2006, pour un volume d’heures-stagiaires nettement moins important (- 14 %). Ce sont les organismes de taille moyenne (entre 75 000 et 750 000 euros de chiffre d’affaires) qui ont vu leur nombre de stagiaires augmenter le plus en 2007 : +12 %.
Gwenole Guiomard
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