

Focus Les chiffres du chômage ne sont pas bons. En septembre, le nombre d’inscrits à Pôle emploi pour les catégories A, B et C est en hausse de 0,7 %. Il augmente de 4,5 % sur un an.
Le nombre de demandeurs d’emploi est en hausse en septembre et personne ne semble épargné. En tout, la France métropolitaine compte en septembre, 4 175 800 demandeurs d’emplois en recherche active, inscrits à Pôle emploi, d’après les chiffres diffusés hier sur le site du ministère du Travail. Si l’on ajoute les Dom, le nombre grimpe à près de 4,5 millions de personnes. Sur un mois, le nombre de chômeurs a crû de 0,7 % et sur un an de 4,5 %.
Toutes les catégories concernées
Et en se penchant en détail sur chacune des catégories, les nouvelles ne sont pas meilleures. Concernant les demandeurs d’emploi de catégorie A, soit ceux n’ayant exercé aucune activité au cours du mois de septembre, leurs rangs se sont renforcé de 26 000 personnes, soit une hausse de 0,9 % par rapport à août. Fin septembre, 2 780 500 demandeurs d’emplois relèvent de cette catégorie, soit une hausse de 3 % sur un an.
Quant aux demandeurs d’emploi ayant exercé une activité réduite (catégorie B et C), ils sont forts de 1 395 300 personnes à la fin septembre. Un an plus tôt, ils étaient 1 295 900.
Les seniors trinquent
L’âge joue quelque peu. En somme, plus l’on est âgé, plus l’on trinque. Le nombre de demandeurs d’emploi de moins de 25 ans baisse de 0,5 % sur un mois et de 1,1 % sur un an. A l’inverse, le nombre de chômeurs de 50 ans et plus croît de 1,9 % et, chiffre affolant, de 15,2 % sur un an. Entre les deux, les demandeurs d’emploi âgés de 25 à 49 ans s’en sortent mieux. Leur nombre augmente de 0,6 % sur un mois et de 2,9 % sur un an.
A noter également, une hausse de 0,7 % sur un mois (7,7 % sur un an) du nombre de demandeurs d’emplois inscrits à Pôle emploi depuis un an ou plus.
Et pas sûr que les choses s’arrangent. Le gouvernement s’apprête à réviser à la baisse sa prévision de croissance pour 2012. Ce n’est pas un bon présage pour l’emploi. Jusque-là, il tablait sur une augmentation de 1,75 %, alors que la plupart des économistes misent plutôt sur 0,9 %. « C’est une situation dramatique. On n’est absolument pas dans un retournement de tendance du marché du travail avec une perspective d’amélioration », a déclaré à l’AFP Mathieu Plane, économiste de l’OFCE, avant d’ajouter : « avec une croissance anémique, le taux de chômage devrait progresser à 9,3 % fin 2011, et à 9,7 % fin 2012 ».
Lucile Chevalier
Gwenole Guiomard
Ces articles devraient également vous intéresser :
Les solutions pour financer sa formation continue à moindre coût, via des subventions mais aussi en choisissant l’Université. Enfin, nous revenons sur la question du retour sur investissement de la formation. Un moyen qui permet de maximaliser ses études.