

Focus La crise a été fatale pour nombre d’entreprises. Le taux de défaillance a fortement cru. Les PME de moins de 100 personnes, l’ouest et l’est ont connu une année difficile.
Il y a eu tout d’abord la demande qui s’est essoufflé. Puis les difficultés à obtenir un crédit de son banquier et enfin la fragilité financière des partenaires. Le tout conjugué a conduit les entreprises les plus fragiles ou les moins bien gérées à la faillite (*). L’un des secteurs les plus touchés a été le transport routier de marchandises qui a vu le taux de mortalité des entreprises augmenter de plus de 20 %. Moins de consommation et d’investissement, c’est moins de camions sur les routes, et donc des entreprises qui baissent le rideau et coupent les gaz.
Ces chiffres, publiés régulièrement par le cabinet Altarès permettent aussi de mesurer l’ampleur globale du phénomène. En 2009, ce sont près de 62 000 entreprises, 61 595 exactement, qui ont été défaillantes. Il faut remonter à la précédente récession de 1993 pour retrouver une telle mortalité des entreprises. Rien d’étonnant donc si le taux du nombre de défaillances a crû de 11,2 % en un an. Seule bonne nouvelle : le rythme se ralentirait à la fin de 2009, ce qui laisse espérer que 2010 pourrait être moins fatal aux entreprises.
Les PME en première ligne
Comme on s’y attendait, les entreprises les plus fragiles sont les plus touchées. Ainsi, le nombre de défaillances a augmenté de 49 % pour les entreprises de 3 à 200 salariés et même de 62 % pour celles comptant entre 50 et 100 personnes.
Alors qu’en 2008, les défaillances étaient plutôt réparties également sur le territoire, 2009 laissera davantage de traces dans certaines régions que d’autres. La Bretagne (+ 20 %), la Basse-Normandie (+ 20 %) et l’Alsace (+ 30 %), ont été fortement touchées.
(*) L’étude d’Altares parle de défaillance d’entreprises. Cela comprend les jugements pour redressement judiciaire ou pour liquidation. Les entreprises qui bénéficient d’une procédure de sauvegarde ne sont pas comptabilisées.
Lire aussi l’étude de l’Insee qui analyse le taux de survie des entreprises cinq ans après leur création.
Christophe Bys
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