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L’auto-entreprenariat : un tremplin

Dernière modification le 29/12/2011, publié par emploi-pro.fr.
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© Andres Rodriguez - Fotolia.com

Focus  81 % des auto-entrepreneurs envisagent ce statut comme un tremplin. Un statut simple et flexible qui leur permet de tester la fiabilité de leur nouvelle activité, d’après l’étude de l’Observatoire de l’Auto-entrepreneurs réalisé par l’institut OpinionWay.

« Je ne resterai pas auto-entrepreneur toute ma vie ». Tel est l’état d’esprit pour les adoptants de ce régime. Ils sont 687 900 d’après les chiffres de l’Acoss. Et, depuis janvier 2009, date genèse de ce nouveau statut, 900 000 entreprises ont vu le jour sous ce régime. Bref, c’est un succès, tant pour le nombre de création, le nombre de ses membres, que pour l’esprit avec lequel ces derniers abordent leur nouvelle activité. C’est ce que démontre une étude, sorte de bilan d’étape, de l’Observatoire de l’auto-entrepreneur, réalisée par l’institut OpinionWay pour l’Union des Auto-Entrepreneurs et la Fondation Le Roch-Les Mousquetaires. 1 184 créateurs d’auto-entreprise, représentatifs des auto-entreprises créées depuis le 1 er janvier 2009, ont été interrogés début novembre dernier. « Cette étude nous confirme que le régime correspond à ce qui avait été imaginé il y a 3 ans lorsqu’il avait été mis en place : une activité tremplin pour les uns, une activité complémentaire pour les autres, un retour à l’activité pour les troisièmes », explique Monique Sentey, porte-parole de l’Union des Auto-Entrepreneurs.  

 

80 % jugent ce statut transitoire

Pour ceux qui l’ont adopté, ce statut simplifié d’entrepreneur est, en effet, une aubaine pour se lancer. J’ai une idée. J’ai envie de la développer. Et bien, je monte mon auto-entreprise pour la tester, le temps de voir. 81 % des auto-entrepreneurs l’envisagent comme un tremplin pour l’activité. 80 % juge ce statut comme transitoire. Pourquoi ? Parce que déjà c’est simple. Pas besoin d’un MBA, d’une formation d’entrepreneur, de lourds pavés à lire sur le sujet, de comptables, de business plan très carré, ou même d’arrêter toute activité en cours. Pour 92 % des répondants, ce régime permet d’aménager leur temps de travail comme ils le souhaitent. D’après d’autres chiffres, les auto-entrepreneurs, en moyenne, consacrent ainsi 54 % de leur temps pour cette nouvelle activité qui leur apporte 41 % de leurs revenus. Ce qui laisse le temps de garder une autre activité.

 

Un dispositif simple

Ensuite, la simplicité des démarches est citée comme 2 e critère de choix par 48 % des sondés. Ce statut est en effet perçu par une large majorité des auto-entrepreneurs (93 %) comme plus simple que les autres statuts d’entreprise. Bref, cela permet de tester, de tâter le terrain, de s’improviser chef d’entreprise. Car c’est, en effet, un peu brouillon au début. Moins de 50 % des auto-entrepreneurs ont établi un plan financier, ou contacté un comptable, un banquier ou un avocat. Ils ne souhaitent pas non plus, pour 80 % d’entre eux, pour l’instant embaucher de salariés. Pas besoin répondent 67 % d’entre eux. Non c’est juste les prémices d’une future entreprise. Car si l’on veut être pro, voir gros dès le départ, l’on s’oriente vers d’autres statuts.

 

La limite des plafonds

La moitié des créateurs d’entreprises autres qu’auto-entrepreneurs n’ont pas choisi de créer sous ce régime « à cause des seuils plafond de chiffre d’affaires » qu’ils jugent trop bas. Ils sont fixés à 81 500 euros annuels hors taxes pour les exploitants dont l’activité principale est de vendre des marchandises, des objets, des fournitures et des denrées à emporter ou à consommer sur place ou de fournir un logement, et à 32 600 euros hors taxe pour les autres prestataires de services relevant des bénéfices industriels et commerciaux. La moyenne du chiffre d’affaires annuel est d’ailleurs   de 13 000 euros.

L’on s’échauffe et si ça marche et bien l’on bascule sur un autre statut. 17 % des auto-entrepreneurs ayant arrêté leur activité ont ainsi changé de statut juridique (SA, SARL, EURL …). Cela représente 4 % de l’ensemble des auto-entrepreneurs.

Lucile Chevalier

 

 

 




		


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