

Focus Trois salariés du secteur privé sur quatre ont bénéficié d’un dispositif d’épargne salariale en 2009. C’est 9 % de plus qu’en 2008.
Doucement mais surement, les dispositifs d’épargne salariale gagnent l’ensemble du secteur privé français. En 2009, ce système d’épargne avantageux pour employés et employeurs a concerné 75 % des salariés du privé en France. Aujourd’hui, 230 000 sociétés disposent d’un tel plan. C’est 9 % de plus qu’en 2008. En 2004, seules 128 000 sociétés étaient concernées. En 2009, les encours (les sommes épargnées) ont, elles, bondi de 13 %. Ces chiffres émanent d’une étude que vient de publier l’association française de la gestion financière.
Signe que les Français plébiscitent cette forme d’épargne, ces dispositifs concernent aujourd’hui 11, 8 millions de salariés pour une France comptant 15, 85 millions d’emplois marchands.
Déblocages anticipés
Cette épargne est intéressante. Elle permet de disposer de sommes relativement importantes. « Les deux principaux cas de déblocages anticipés restent la cessation du contrat de travail, avec un montant moyen débloqué de près de 2 500 euros pour près de 527 000 salariés, et l'achat du logement principal qui a concerné près de 122 000 foyers en leur permettant de financer leur projet à hauteur de 7 500 euros en moyenne », note l'AFG.
Trois systèmes sont considérés comme de l’épargne salariale. L’intéressement est le premier. C’est un dispositif facultatif qui dépend d’objectifs de résultats. L’entreprise verse ainsi une somme à ses salariés si elle dépasse, par exemple, ses objectifs financiers. Le second pilier de l’épargne salariale est la participation. Elle est obligatoire dans les entreprises de plus de 50 salariés. Le 3 e panneau du triptyque est constitué par les plans d’épargne salariale facultatifs (PEE, Perco). L’ensemble de ces dispositif est alimenté par les versements volontaires du salarié et l'abondement par l'entreprise ou par le versement de la participation et de l'intéressement. En général, ces épargnes sont bloquées pour 5 ans.
Gwenole Guiomard
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