

Focus Dans son article « Le blues des usines », le magazine Usine Nouvelle du 28 octobre explique pourquoi une forme de mélancolie gagne le secteur industriel.
Dans les usines, on broie du noir. C’est tout au moins ce que ressort de l’enquête « Le blues des usines » parue dans L’Usine Nouvelle du 28 octobre 2010. Tandis que la France est dans la rue pour la défense de son système de retraite, dans les usines, la mobilisation est moindre ! Mais il ne faudrait pas mal interpréter le phénomène. Les salariés de l’industrie ne sont pas pour autant comblés. Ils stressent. Avec plus de 168 000 emplois en moins en 2009 dans l’industrie, secteur particulièrement touché par la crise, le spleen s’abat. Un présent difficile et l’angoisse de l’avenir. Alors avant de se préoccuper de sa retraite, c’est la crainte de perdre son emploi qui prévaut.
En effet, fermetures ou délocalisation, baisse des salaires ou chômage technique, les salariés de l’industrie ont concédé beaucoup pour la survie de leur entreprise et de leur métier. De l’ouvrier au patron en passant par le cadre, personne n’y échappe. Usine Nouvelle dresse donc, dans son enquête, un paysage industriel morose. « Dans les usines, le malaise restera. Et les patrons devront apprendre à gérer la frustration pour éviter qu’elle ne tourne à la colère. » conclut la journaliste Anne-Sophie Bellaiche.
Pour en savoir plus, découvrez l’enquête de l’Usine Nouvelle sur le blues des usines. Participez également au sondage sur le climat social de votre entreprise en consultant cette page et pour visualiser le diaporama de l'enquête, c'est ici.
Laura Maubrey
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