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L’Isae et l’Ensma s’allient pour peser à l’international

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Des étudiants à l'Isae.

Des étudiants à l'Isae.

L’Ensma a rejoint en début d’après-midi le groupe Isae. Ensemble, les 3 grandes écoles d’ingénierie aéronautique et spatiale espèrent s’assurer une meilleure visibilité sur la scène internationale.

Plus on est gros, plus on compte. Cet axiome est dans la tête de toutes les écoles françaises. Chaque année, lors de la parution des palmarès sur les meilleurs campus dans le monde, elles rabâchent l’excuse à l’envie pour expliquer leur médiocre classement. « Si les Américains sont en tête, c’est parce qu’ils ont de gros campus. En France, nos écoles sont d’un très bon niveau, mais trop petites pour être visible sur la scène internationale » se défendent quasi-automatiquement les chefs d’établissements. D’autres décident d’agir et de jouer le rapprochement.

Il y a un peu plus de 3 ans, les deux écoles toulousaines d’ingénierie spécialisées dans l’aéronautique et l’aérospatial, se sont rassemblées dans le groupe de l’Institut Supérieur de l’aéronautique et de l’Espace (ISAE). « Avec le regroupement, on a gagné en valeur, a expliqué cet après-midi, lors d’une conférence de presse, Olivier Fourure, directeur de l’Isae. En 2007, 15 % de nos étudiants étaient étrangers, aujourd’hui on atteint le ratio de 27 %. Et pour la recherche, on a augmenté de 10 % nos publications scientifiques, notre chiffre d’affaires en recherche, et aussi le nombre de nos doctorants. »   Cela n’a pas échappé à l’Ecole nationale supérieure de mécanique et d’aéronautique qui s’est jointe cet après-midi à la partie.

 

Un annuaire commun des anciens

« Pour compter aujourd’hui, pour développer la recherche, il faut une taille minimale. Regardez le MIT aux Etats-Unis, leur cursus d’ingénieurs compte 2 000 élèves. Le groupe ISAE, avec ses trois écoles, va peser 2 350 élèves, 440 doctorants. C’est une puissance considérable », s’est enthousiasmé François Cottet, directeur de l’Ensma.

Le rapprochement n’est toutefois pas parfait. Les structures juridiques des trois écoles ne sont pas fusionnées. Chacune garde son identité. L’Ensma, au lieu par exemple de signer ses publications « Ensma », aura la signature plus longue : Isae-Ensma. Pas non plus de concours commun, les critères de recrutements resteront à l’initiative de chaque école. La formule choisie est de « communiquer sur la marque commune mais aussi sur les marques particulières ». En somme avoir une double étiquette, une pour l’international, le groupe, la taille et une pour le national avec des employeurs français plus habitués aux noms des écoles.

Ainsi pour l’international, les 3 écoles pourront fournir un catalogue rassemblant toutes les formations. En jouant des points forts de chacune, elles seront également en position de force pour répondre à des appels d’offres. Pour l’élève, il pourra consulter un annuaire commun des anciens et profiter des possibilités d’échanges et de partenariats plus riches.

Lucile Chevalier

 

 

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