

Focus Le classement 2010 des universités mondiales place trois universités françaises dans les 100 premières et 22 dans les 500 premières. La France se classe au 6e rang mondial, en recul d’une place par rapport à 2009.
Année après année, le classement des universités mondiales réalisé par l’université de Shanghai apporte son lot de mauvaises nouvelles au Landerneau des établissements d’enseignement supérieur français. La livraison 2010 qui vient de paraître ne fera pas exception à cette règle. Selon le classement chinois, seules trois universités françaises se classent parmi les 100 premières universités mondiales. Il s’agit des universités Paris 6 (39 e et 40 e en 2009), Paris 11 (45 e contre 43 e en 2009) et l' Ecole normale supérieure (71 e contre 70 e en 2009). Plus grave encore, les leaders de l’université française occupent des places tout aussi peu prestigieuses dans le classement européen avec Paris 6 classé 6 e, Paris 11 classé 11 e et l’ENS classée 21 e.
Les instances universitaires françaises expliquent ces mauvais résultats par la méthodologie de ce classement qui donne la part belle aux résultats de la recherche et autres acquisitions de prix Nobel. Elles précisent que la recherche à la française se concentre au CNRS qui n’est pas une université.
Les Etats-Unis et la part du lion
Dans ce classement, les Etats-Unis se taillent la part du lion avec 54 établissements dans les 100 premières universités mondiales suivi de la Grande-Bretagne (9 établissements dans le top 100), l’Allemagne et le Japon avec 5 établissements, le Canada avec 4 structures et le groupe France, Italie, Chine avec trois universités.
La France place aussi 19 établissements dans le classement du top 500, en recul d’une université par rapport à 2009. Il s’agit des universités de Strasbourg, Grenoble 1, Paris 5, Lyon 1, Ecole polytechnique, l'ESPCI Paris Tech, Toulouse 3, Montpellier 2, Aix-Marseille 2, Nancy 1, Bordeaux 1, Nice-Sophia Antipolis, Paris 9, Aix-Marseille 1, l'Ecole des mines de Paris, l'école normale supérieure de Lyon, Rennes 1 et Versailles.
Gwenole Guiomard
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