

Focus L’Enass est l’établissement phare du secteur. Nos explications pour comprendre un tel succès auprès des recruteurs.
Quelle formation est très côtée dans le milieu ? « Bien sûr, il y a l’Enass », avance Natixis. « Les écoles spécialisées dans l’assurance, comme l’Enass ou l’Esa, sont des références dans le milieu », ajoute Lois Guastavino, directeur senior du secteur Banque/ Assurance chez Page Personnel.
Pour expliquer le succès de cet établissement auprès des recruteurs, Olivier de Lagarde, directeur adjoint de l’Enass, avance quelques explications : « L’école n’est pas devenue une référence pour le secteur, elle l’a toujours été, explique-t-il. Elle a été fondée en 1947 par la profession de l’assurance pour répondre à une demande ». Et cette proximité avec les professionnels, elle la cultive. De la création des programmes à l’accueil des élèves en stage ou en apprentissage, les entreprises sont présentes. Chaque programme est ainsi suivi par un Comité de pilotage associant toutes les parties prenantes de la formation (entreprises, professeurs, auditeurs anciens élèves) et présidé par un professionnel de l’assurance. Le corps enseignant est constitué à plus de 70 % de professionnels. Objectif : continuer à être au plus proche de la demande du secteur.
La création de licences professionnelles
Cette demande, l’on s’en doute, elle a évolué en quelques décennies. Est apparu tout d’abord un besoin croissant de jeunes diplômés, les départs à la retraite se faisant plus nombreux. L’Enass, à l’origine essentiellement portée sur la formation continue, a ainsi développé son offre en formation initiale avec la création de licences professionnelles notamment. « Il y a aussi des métiers qui montent en puissance : le management, de nombreux cadres partent à la retraite, les métiers commerciaux et ceux tournés vers le chiffre comme l’audit ou l’actuariat. Pour répondre à ces évolutions, l’Enass est passée d’une école technique à une école de management. « Nous avons aussi refondu les contenus, en proposant notamment par le biais de partenariats, des doubles cursus. Pour l’actuariat, nous nous associons ainsi à un master du Cnam et avec l’Isfa de Lyon », poursuit Olivier de Lagarde. Et pour le futur ? « Nous allons renforcer l’internationalisation de nos cursus et aussi continuer à développer les modules spécialisé sur la protection sociale (retraite et santé), un secteur qui devrait devenir de plus en plus important ».
Lucile Chevalier
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