

Focus Le taux de syndicalisation des Français est l’un des plus faibles d’Europe. Pour remédier à cela, le Centre d’analyse stratégique exhorte les syndicats français à offrir des services à leurs membres. Conseil en formation, aide juridique ou réduction pour les loisirs : plusieurs pistes sont possibles.
En matière de syndicalisme à la française, cela peut s’assimiler à une révolution copernicienne. L’idée est de reconquérir des salariés qui, avec un taux de syndicalisation d’environ 8 %, font de la France l’un des pays les moins syndiqués d’Europe.
Dans une note, le Centre d’analyse stratégique (CAS) appelle les syndicats français à changer radicalement leurs fusils d’épaule. L’organisme étatique leur propose de pratiquer une forme d’aides aux salariés s’assimilant à celles réalisées par les comités d’entreprise.
Le CAS conseille alors aux syndicats de permettre à leurs membres des bons de réduction, des facilités d’accès aux soins, d’aide à la formation ou de conseils carrière. Le centre d’analyse propose alors de développer les services existants (défense des consommateurs, aide juridique ou accompagnement à la recherche d'emploi). Il peut aussi s’agir d’aider leurs membres dans les arcanes du système de formation à la française avec les CIF, DIF et autres périodes de professionnalisation.
« De telles évolutions devraient permettre, analyse la note, de séduire des salariés des petites entreprises dépourvues de CE et de mieux fidéliser les adhérents, dans un contexte de carrières professionnelles de plus en plus hachées ».
Gwenole Guiomard
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