
Alors que les entreprises sont censées finaliser leurs accords sur l'emploi des seniors avant janvier, la crise fait ressurgir le vieux démon français de l'exclusion des travailleurs âgés. Michelin attend ainsi des mesures d'âge qu'elles génèrent la moitié des 1 095 départs de sa prochaine restructuration. Les pré-retraites d'Etat ayant disparu, les départs seront financés par l'entreprise à partir de 56 ou 57 ans, selon les sites. La formule s'articule sur une logique de temps partiel revue et corrigée. Un salarié à qui il reste trois ans avant la retraite s'arrêtera de travailler un an et demi plus tôt. Sur toute la période, il sera payé non pas à 50 %, mais à 66 %, auxquels s'ajoutera une indemnité forfaitaire de 300 euros. Ces départs à la retraite anticipés intervenant dans le cadre d'un PSE, les primes de fin de carrière versées seront exonérées de cotisations. Selon Emmanuel Pasquier, délégué CFE-CGC, « des sommes très conséquentes seront ainsi économisées pour l'entreprise ». Et, accessoirement, à jamais perdues pour la sécurité sociale.
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