

Focus Le Ministère de l’écologie et du développement a voulu du concret. En dressant une liste de 50 métiers liés aux problématiques évoquées lors du Grenelle de l’Environnement, et de leurs formations, il donne corps au terme de « croissance verte ».
« Vague verte », « croissance verte », « métiers vert », parole, parole, parole. Depuis quelques années, chacun répète l’adjectif les yeux rivés vers l’horizon : « le vert, c’est l’avenir, le vert va booster notre économie ». Mais la croissance verte, c’est quoi ? Le Ministère de l’écologie en partenariat avec les professionnels issus du Comité de pilotage du plan des métiers a décidé de partir en guerre contre le flou, la nébuleuse « croissance verte ». Comme l’a souligné Valérie Létard, secrétaire d’Etat en charge des technologies vertes, « les métiers de la croissance verte n’attireront de nouveaux professionnels que s’ils sont connus, lisibles et identifiables ». Pour cela, une arme : un guide qui s’attarde sur 50 métiers directement liés aux objectifs du Grenelle de l’environnement mais aussi des professions dites « en tension ». Il y a des places à prendre. Et il n’est pas nécessaire d’avoir un doctorat pour trouver chaussure à son pied.
Le guide s’organise en 11 chapitres, soit les 11 filières créatrices d’emploi : agriculture et forêt, automobile, bâtiment, biodiversité, eau, électromécanique, énergies renouvelables, métiers de la mer, raffinage, transport, tourisme.
Il y a aussi les vieux métiers
Et le guide ne se concentre pas uniquement sur les métiers d’élite et les gros salaires. L’ouvrage dresse un large panorama, allant de l’agent de déchetterie qui démarre au SMIC au chargé d’étude et conseil en biodiversité rémunéré autour de 45 000 euros par an.
Autre préjugé à combattre : ces métiers verts sont récents. Certes, il existe de nouveaux métiers comme celui de thermicien dans le secteur du bâtiment ou développeurs de projets dans le secteur des énergies renouvelables. Mais il y a aussi les vieux métiers, comme celui de chauffeur, de livreur ou de marin pêcheur qui se verdissent. Ainsi ce sont l’ensemble de ces métiers, leurs salaires, la formation qu’ils induisent, et les perspectives de carrière qui sont décrits. « Les premiers métiers ne sont pas très attractifs, il est donc important de montrer les perspectives, de rendre visible l’évolution de carrière », a insisté Thierry Chambolle, président de la commission eaux, assainissement et air. A saisir pour les jeunes en recherche d’emploi ou salariés en quête de reconversion.
Lucile Chevalier
Croissance verte : zoom sur 50 métiers, La documentation française. Prix : 12 euros.
Pour aller plus loin
Cliquez ici pour lire notre guide consacré aux métiers pour l’environnement et ici pour une virulente critique sur les pseudos métiers verts.
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