

Focus L’an dernier, 8 % des cadres ont changé d’entreprise. C’est mieux qu’en 2010, et c’est aussi le meilleur taux depuis ces 3 dernières années. L’Apec prévoit que, pour 2012, les cadres auront moins la bougeotte.
A l’origine du voyage, rien de bien étonnant, il y a une offre d’emploi. 45 % des cadres ayant connu une période de chômage entre deux entreprises, ont répondu une offre d’emploi, passant ensuite les différentes étapes de recrutement avant d’enfin pouvoir poser leurs bagages chez leur nouvel hôte. Pour les autres, ceux n’ayant pas connu de transition chômage, 42 % sont arrivés dans la nouvelle entreprise après avoir répondu à une offre d’emploi. En 2e position, second sésame, il y a bien sûr, le réseau de contacts.
En 2012, les cadres auront moins la bougeotte
2011 a donc été une bonne année pour la mobilité des cadres. 2012 se présente déjà sous de moins bons auspices. « Le ralentissement constaté depuis quelques mois pourrait jouer sur le comportement des cadres, qui seraient au final moins nombreux à changer d’entreprise dans un avenir proche » ajoute Bertrand Hébert. Logique, quand on craint l’orage, on n’est moins enclin à sortir de chez soi. Et pourtant ce n’est pas l’envie qui manque. Les 2/3 des cadres interrogés par l’Apec ont déclaré envisager une mobilité professionnelle dans les 3 ans à venir : 40 % souhaitent changer d’entreprise ou en créer une et 44 % désirent changer de poste au sein de leur entreprise. Pour les premiers, ceux qui veulent changer d’entreprises, 80 % ont même engagé des démarches concrètes allant dans ce sens. Ils regardent les annonces, refont leur CV et postulent à différentes offres.
Lucile Chevalier
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