

Focus Les cadres en activité ou en retraite sont pour l'allongement de la durée de cotisation. Eux-mêmes pensent partir bien après 60 ans. Et pour eux, retraite et oisiveté ne sont pas synonymes.
A en croire l’étude d’opinion réalisée par Pro Cadres International, les cadres du secteur privé ont d’ores et déjà pris la mesure des changements qui s’esquissent. A commencer par le retard prévu de l’âge de départ effectif. 63 % d’entre eux pensent qu’il faut le repousser, plutôt en augmentant la durée de cotisation (73 %) qu’en reculant l’âge légal (39 % seulement y sont favorables). Ils en tirent les conséquences, anticipant qu’ils prendront leur retraite après 62 ans (60% des cadres interrogées), voire après 65 ans (pour 30 %).
Un plébiscite pour la capitalisation
Côté ressources, seulement un tiers est favorable à une hausse des cotisations payées par les salariés et les employeurs. 40 % se prononcent en faveur de prélèvements spécifiques, une forte majorité se déclarant favorable à l’augmentation des impôts sur les revenus du capital ou de l’impôt sur la fortune. Signe de leur inquiétude sur le futur taux de remplacement (le rapport du montant de la pension et de leurs salaires d’activité), les cadres sont massivement favorables à la capitalisation (83 %,) que ce soit par le biais d’un système individuel (64 %) ou collectif d’entreprise (57 %). C’est dire qu’ils ne sont pas optimistes sur l’avenir de l’actuel système par répartition.
Les cadres retraités actuellement ne les contrediront pas : 62 % d’entre eux pratiquent le cumul emploi retraite. Si 70 % le font pour rester dans la vie professionnelle, 75 % y voient un moyen de mettre de la margarine – cholestérol oblige - dans les épinards. Rien d’étonnant donc si 80 % des cadres retraités estiment que l’âge de départ à la retraite doit être dépassé.
Christophe Bys
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