

Focus Les embauches en contrat à durée déterminée continuent leur ascension, affichant une hausse de 8,6 % au 4e trimestre. C’est ce que précise les derniers chiffres de la Dares.
Les contrats à durée indéterminée stagnent, les missions intérimaires se relèvent, et les contrats à durée déterminé grimpent. Voilà le bilan de la Dares sur le marché de l’embauche en 2009*, après une année 2008 marqué par une baisse globale de l’embauche.
Le CDD a, en effet, repris du poil de la bête depuis l’annus horribilis de 2008. En 2009, le nombre d’embauche par CDD s’est relevé et s’est nettement renforcé en fin d’année pour atteindre un taux en hausse de 8,6 % contre 8 % au trimestre précédent. Il bat ainsi le record de 2007 : 8 % en fin d’année. Cette hausse concerne tous les secteurs, bien que dans le tertiaire le recours à ce type de contrat soit plus courant que dans les autres. Dans le tertiaire, en effet, « le taux d’entrée en CDD a progressé de plus d’un point entre fin 2007 (10,5 % au 4 e trimestre) et fin 2009 (11,6 % au 4 e trimestre) » signale l’étude.
En revanche le recours au CDI pour l’embauche stagne. Il avait fortement baissé également en 2008, passant de 3,4 % fin 2007 à 2,2 % début 2009. Depuis cette date, son taux reste stable à ce niveau plancher.
Quant à l’intérim, son taux de recours s’est redressé au cours de l’année 2009 mais sans retrouver des niveaux d’avant crise (2,4 % contre 3,1 %). Une progression que la Dares impute à l’industrie. « Après une chute très marquée depuis le début de l’année 2008 (- 3,2 points entre le 1 er trimestre 2008 et le 2 e trimestre 2009), le taux de recours à l’intérim progresse fortement depuis 2 trimestre (+ 1,4 point). »
Résultat : bien que le CDI reste le contrat majoritaire sur le volume total des actifs, le CDD est roi pour les embauches. La part des CDD dans les embauches s’établit à 79,6 % au 4 e trimestre 2009. Il a gagné au cours de sa traversée de la crise près de 10 points. Au 1 er trimestre 2008, il n’était alors que de 70,7 %.
Lucile Chevalier
*L’étude s’appuie sur les déclarations mensuelles de mouvement de main d’œuvre remplies par les entreprises de 50 salariés ou plus, complétées par une enquête auprès des établissements de petite taille.