

Chiffre clé Le bureau d’études Bipe a publié une nouvelle enquête sur les migrations résidentielles en France à l’horizon 2020.
Entre 2010 et 2020, les Français ne vont pas avoir la folie du déménagement. Le Bipe, dans son étude de prospection sur les migrations entre départements à l’horizon 2020, anticipe un ralentissement entre 2010 et 2020. « Les années 2010 à 2020 vont être marquées par une très légère baisse de l’intensité migratoire interne », nous enseigne le bureau d’études. A cela plusieurs raisons. Tout d’abord, la génération du baby boom aura entre 65 et 79 ans, et le désir de mobilité s’émousse à cet âge de la vie. L’autre cause invoquée : le ralentissement économique.
Le Var, département le plus attractif
Et quand certains ménages décideront de reconstruire leurs nids ailleurs, ils éliront domicile dans quelques départements. Les tendances déjà présentes devraient en effet continuer voire s’accentuer. « La géographie de la croissance de la population va continuer à être très inégalitaire au cours des 10 prochaines années », pointe ainsi l’étude. De façon schématique, on quitte le Nord-Est pour s’installer dans le Sud-Ouest. Le Var deviendrait la destination phare, l’enquête parle d’un excédent de 80 000 personnes sur la période. Ce département est suivi par la Haute-Garonne et la Gironde. Les départements situés le long de l’Atlantique, comme le Morbihan, la Loire-Atlantique, la Vendée ou la Charente-Maritime, seront également très attractifs. A l’inverse, les déficits migratoires seront importants pour le Nord, la Seine-Saint-Denis et Paris. La capitale, dans ses échanges migratoires, perdra « un nombre d’habitants 4 fois supérieur à ceux gagnés par le Var ».
Plus de personnes seules
Les modes de cohabitations changeront également. Il y aura de plus en plus de personnes seules. Représentant 34 % des ménages en 2010, ce chiffre passerait à 37 % dix ans plus tard. Les rangs des couples sans enfant grossiront également, passant de 28 % à 30 % au cours de la décennie. A l’inverse, les couples avec enfants diminueront et ne représenteront plus que 22 % des ménages contre 27 % aujourd’hui. Deux départements seront témoins d’une diminution de leur nombre de ménages : la Haute-Marne et Paris qui devrait perdre, en moyenne, 2 000 ménages par an.
Lucile Chevalier
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