

Focus Bonne nouvelle. Alors que seulement 13 % des recruteurs, interrogés par l’Afij, souhaitent recruter uniquement des profils expérimentés, ils sont 80 % à ouvrir des postes pour des débutants ayant moins de 2 ans d’expérience professionnelle.
A quelle sauce vont-être recruter les jeunes diplômés sur les 6 prochains mois de l’année 2012 ? Déjà, et c’est une bonne nouvelle, 80 % des recruteurs, interrogés par l’Association pour faciliter l’insertion professionnelle des jeunes diplômés (Afij) fin juin dernier, ouvrent des postes pour des débutants ou jeunes ayant moins de deux ans d’expérience professionnelle. L’an dernier, à la même époque, ils étaient 74 % à faire la même déclaration. A l’inverse, 13 % des recruteurs (contre 14 %) souhaitent recruter uniquement des profils expérimentés. Résultat, au total, selon les calculs de l’Afij, la moitié des offres viseront des débutants ou jeunes avec moins de 2 ans d’expérience au compteur.
Les entreprises envisagent certes d’embaucher, mais pas nécessairement sur des gros volumes. Dans le détail, 15 % (contre 24 % en 2011) des recruteurs ne prévoient aucun recrutement. Ils sont 39 % à déclarer prévoir moins de 5 recrutements (+ 6 points par rapport à 2011). 32 % prévoient entre 5 et 50 embauches, contre 31 % l’an dernier. Et 14 % (contre 12 % en 2011) des structures se prononcent sur des besoins supérieurs à 50 personnes.
Moins de CDI, moins de statut cadre
Les conditions d’embauche prévues sont légèrement moins bonnes que l’an passé. 44 % des sondés anticipent des embauches en CDI (contre 49 % en 2011). Le statut pèche aussi. Un quart des entreprises interrogées, contre 32 % une année plus tôt, annoncent des besoins de collaborateurs avec le statut cadre.
Enfin, les recruteurs cherchent surtout des jeunes pour des fonctions « marketing, commercial, vente » (36 %), dans l’ « administration, gestion et organisation » (27 %), dans l’informatique (19 %), et dans la « comptabilité et gestion financière » (18 %).
Lucile Chevalier
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