

Focus Selon une étude de l’université d’Evry, les homosexuels gagnent, dans le privé et en moyenne, 6,5 % de moins que les hétérosexuels. Le taux descend à – 5 % dans le public. Les lesbiennes ne sont pas discriminées.
La discrimination a encore de beaux jours devant elle. Ainsi, les homosexuels masculins gagneraient 6,5 % de moins que leurs collègues hétérosexuels. C’est du moins les conclusions d’une étude de l’université d’Evry menée par les économistes Thierry Laurent et Ferhat Mihoubi. Selon leur travail basé sur l’étude de 904 personnes appartenant à un couple de même sexe, il existe un écart de rémunération « inexpliqué » de 6.5 % pour les salariés du privé et de 5 % pour ceux du public entre homos et hétéros. « S i l'on considère que tous [les homosexuels] ne sont pas visibles dans l'entreprise, cela veut dire que ceux qui le sont subissent une discrimination plus importante encore", ajoute Thierry Laurent.
La discrimination, selon l’étude, s’abat uniquement sur les hommes homosexuels puisque les économistes ne constatent pas de différence notable quand aux salaires des lesbiennes vis-à-vis de leurs collègues hétérosexuelles.
Selon les universitaires d’Evry, les « gays » disposent pourtant d’un niveau d’études plus important que celui des hétérosexuels (50 % ont suivi des études supérieurs contre 24 % pour les hétéros) et occupent souvent un emploi qualifié.
Gwenole Guiomard
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