

Focus Quelque soit leur nationalité, les jeunes diplômés placent l’équilibre vie professionnelle-vie privée au centre de leurs aspirations. Les Français n’échappent pas à cette règle.
C’est l’émergence de la génération Y. Celle qui a vu leurs parents sacrifiés sur l’autel des entreprises, licenciés alors qu’ils avaient consacré leur vie à leur travail. On ne les y reprendra pas.
Selon Universum, un organisme travaillant sur les désirs des jeunes diplômés, « les étudiants sont unanimement d’accord sur l’importance de l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée. Sur neuf choix possibles dans une liste d’objectifs de carrière, Universum a demandé à 300 000 étudiants quel est pour eux, le plus important. Dans 21 pays sur 25, les étudiants ont sélectionné « l’équilibre vie professionnel/vie privée » comme étant leur 1er objectif de carrière ».
C’est dire si nos chères têtes blondes et moins blondes ont la volonté de gagner sur tous les tableaux. Sur une vie de famille épanoui et sur un travail intéressant. Dans le classement d’Universum « d’équilibre entre vie privée et vie professionnelle », les jeunes Canadiens arrivent les premiers. Ils aspirent le plus à un équilibre entre vie professionnelle et vie privée. Ils sont suivis des Finlandais (2e), des Japonais (3e), des Singapouriens (4e) et des étudiants américains (5e). Les Français décrochent la 8e place. En fin de peloton, arrivent les Polonais (23e), les Russes (24e) et les Indiens (25e).
En France, commente Universum, « l’équilibre entre vie privée et vie professionnelle est une variable qui en un an, et ceci malgré la crise financière et toutes les pressions managériales qui en découlent, a gardé une importance majeure pour les étudiants. Qu’ils soient dans les filières commerce/management, ou dans les filières ingénieur/IT, les chiffres français sur l’équilibre entre vie privée et vie professionnelle sont stables. En 2009, les étudiants en Commerce /Management le privilégiaient à 60 % lorsqu’en 2010, ils sont 57 % à le mettre en avant. Chez les futurs Ingénieurs, en 2009 ils étaient 67 % à trouver l’équilibre vie privée/vie professionnelle primordial lorsqu’en 2010, ils sont 62 %. Les futurs cadres des entreprises, pur produit de la Génération Y, tendent à laisser leur emploi à la périphérie de leur vie. Cette nouvelle donne implique par extension, un recentrage de leurs volontés et notamment, une plus grande attention portée à des valeurs qu’ils jugent plus fondamentales, ou au demeurant, plus importantes que la valeur travail. Ces étudiants aspirent dorénavant à développer leur couple, leur vie sociale mais aussi les relations avec leurs proches ».
Cette nouvelle donne confère donc une plus grande importance à leurs loisirs. « Par extension, analyse Ètienne Tremblin, Responsable comptes-clefs pour Universum en France, les futures cadres des entreprises françaises tendent à replacer leur vie privée au centre de leur développement et de leurs projections, au détriment de leur vie professionnelle et d’un investissement dans l’entreprise, qu’ils estiment vraisemblablement pas à la mesure de leur attente ».
Gwenole Guiomard
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