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Les « meilleures » universités françaises

Dernière modification le 15/11/2011, publié par emploi-pro.fr.

© Pierre Jayet

Focus  Les universités françaises formant des ingénieurs battent de l'aile selon le classement mondial des universités .

L’Université Jiao Tong de Shanghai classe depuis 2003 les universités mondiales selon un savant calcul. Ce dernier laisse la part belle à la qualité des formations et aux réussites des chercheurs de chaque université. Il analyse les principales universités mondiales. Ces institutions sont classées selon de nombreux critères comme le nombre de prix Nobel et de médailles Fields parmi les chercheurs (cela intervient pour 20 % dans la note finale), le nombre de chercheurs les plus cités dans leurs disciplines (également 20 % de la note), les articles publiés dans les revues scientifiques Nature et Science (toujours 20 % de la note), les articles indexés dans Science Citation Index, et Arts & Humanities Citation Index (encore 20 %), la performance académique au regard de la taille de l’institution (10 % de la note) et le nombre de prix Nobel et de médailles Fields parmi les anciens élèves (10 % dans la note finale).

Le classement 2010 des universités mondiales place trois universités françaises dans les 100 premières et 22 dans les 500 premières. La France se classe au 6e rang mondial, en recul d’une place par rapport à 2009.

Selon le classement chinois, seules trois universités françaises se classent parmi les 100 premières universités mondiales. Il s’agit des universités Paris 6 (39 e et 40 e en 2009), Paris 11 (45 e contre 43 e en 2009) et l'Ecole normale supérieure (71 e contre 70 e en 2009). Plus grave encore, les leaders de l’université française occupent des places tout aussi peu prestigieuses dans le classement européen avec Paris 6 classé 6 e, Paris 11 classé 11 e et l’ENS classée 21 e.

Les instances universitaires françaises expliquent ces mauvais résultats par la méthodologie de ce classement qui donne la part belle aux résultats de la recherche et autres acquisitions de prix Nobel. Elles précisent que la recherche à la française se concentre au CNRS qui n’est pas une université.

Dans ce classement, les Etats-Unis se taillent la part du lion avec 54 établissements dans les 100 premières universités mondiales suivi de la Grande-Bretagne (9 établissements dans le top 100), l’Allemagne et le Japon avec 5 établissements, le Canada avec 4 structures et le groupe France, Italie, Chine avec trois universités.

La France place aussi 19 établissements dans le classement du top 500, en recul d’une université par rapport à 2009. Il s’agit des universités de Strasbourg, Grenoble 1, Paris 5, Lyon 1, Ecole polytechnique, l'ESPCI Paris Tech, Toulouse 3, Montpellier 2, Aix-Marseille 2, Nancy 1, Bordeaux 1, Nice-Sophia Antipolis, Paris 9, Aix-Marseille 1, l'Ecole des mines de Paris, l'école normale supérieure de Lyon, Rennes 1 et Versailles.

Si l’on utilise maintenant, le classement du Times higher education, seuls 4 établissements d’enseignement supérieurs français sont classés parmi les 200 meilleurs établissements mondiaux. Harvard est la meilleure université du monde suivi des Américains California institute of technology, Massachusetts institute of technology, stanford et Cambridge, première université européenne. Les USA placent 7 établissements dans le top 10 et les Britanniques 3. La France, 12 e pays par le nombre d’universités présentes, place 4 établissements dans les 200 premiers : l’Ecole polytechnique est classée 39 e, devant l'Ecole normale supérieure de Paris (41 e), l'Ecole normale supérieure de Lyon (100 e) et l'université Pierre-et-Marie-Curie Paris (141 e). Seule université française de ce classement, cette dernière est aussi le premier établissement hexagonal du palmarès établi par Shanghai.

Le THE, émanation du quotidien britannique The Times, classe les universités depuis 1994. Cette année, 13 critères (au lieu de 6 auparavant) sont analysés par parvenir à ce comptage : la recherche avec le nombre de publications par enseignant ou la part du financement public, son influence avec l’impact des citations dans les revues spécialisées, l'enseignement avec le revenu par enseignant ou le nombre d'étudiants par professeur, le taux d'internationalisation et le financement par l'industrie.


Gwenole Guiomard


		


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