
Cas pratique Les énergies renouvelables développent de nouveau métier comme celui développeur de projets éoliens. Mais elles recherchent aussi des dirigeants.
Dans le secteur des énergies renouvelables, les besoins de personnel se découpent en trois catégories : l’étude technique et le développement de projet, la fabrication industrielle, l’installation et la maintenance. Les deux dernières catégories emploient les profils classiques du secteur de l’industrie (opérateur, technicien, responsable de chaîne de production…). C’est le cas également de la première des catégories. Mais celle-ci permet de développer des métiers nouveaux, comme celui de développeur de projet éolien par exemple. Le profil recherché est celui d’un chef de projet généraliste, touche-à-tout, qui pourra orchestrer différents spécialistes, en ayant un bon relationnel auprès des collectivités territoriales. Cela peut aussi être un ingénieur en bureaux d’études pour la conception et l’aide à la maîtrise d’ouvrage sur l’éolien. Ce serait alors un ingénieur thermicien, qui aurait en plus de ses compétences généralistes celles de connaître les spécificités de l’approvisionnement en bois, du traitement avec l’ONF, etc. « Un ingénieur travaillant dans les énergies renouvelables est avant tout un ingénieur, qui a développé une spécialité sur une problématique particulière », explique Damien Mathon du syndicat des énergies renouvelables.
La filière des énergies renouvelables serait peut-être également victime de son succès. Selon une étude réalisée par le cabinet de recrutement Heidrick & Struggles, les énergies renouvelables seraient confrontées à une pénurie en « leaders expérimentés » pour conduire la croissance de leurs jeunes entreprises. Trois postes de haut niveau en particulier trouvent difficilement leur candidat : le CEO (Chief executive officer, chef de la direction), le directeur technique et les chefs de projets expérimentés. Pour trouver chaussure à leurs pieds, les acteurs des énergies propres doivent aller chasser sur d’autres terres, en trouvant leurs recrues dans d'autres branches d'activité. Par exemple celle de l’automobile, du high-tech ou du BTP.
Pascale Kroll
Pour feuilleter le guide en ligne, cliquer sur l’image ci-dessous.
Ces articles devraient également vous intéresser :
Les solutions pour financer sa formation continue à moindre coût, via des subventions mais aussi en choisissant l’Université. Enfin, nous revenons sur la question du retour sur investissement de la formation. Un moyen qui permet de maximaliser ses études.