

Focus Dans un guide, le réseau de recrutement Expectra dresse une liste de 19 métiers dits en tension. Ils sont rares, recrutent et sont très recherchés par les entreprises.
Comment négocier un salaire élevé, de bonnes conditions de travail, et une vie professionnelle passionnante ? Le bon moyen est d’exercer un métier dit « en tension ». La mondialisation, le développement durable, l’avènement d’internet et autres évolutions de ces dernières années ou l’impact de la crise ont donné naissance à des métiers qui sont devenus clés dans le développement des entreprises. Le réseau de recrutement Expectra en dresse la liste dans son Guide des métiers en tension, fruit d’une enquête réalisée auprès de 7 000 professionnels.
Résultat de l’étude, il existe en France 19 métiers en tension. Expectra a réparti ces emplois très recherchés en 4 catégories. Pour l’ingénierie et l’industrie, les employeurs recherchent ardemment des techniciens de maintenance, dessinateurs projeteurs, ingénieurs logistique, ingénieurs R&D et autres acheteurs industriels. Pour l’informatique-télécom, les recruteurs recherchent des techniciens support niveau 3, techniciens télécoms, ingénieurs développement, des ingénieurs sécurité et des chefs de projet NTIC. En comptabilité-finance, les métiers en tension sont le gestionnaire de paie, le comptable unique, le contrôleur de gestion industriel, le juriste en entreprise et le credit Manager. Enfin, le secteur commercial/marketing éprouve des difficultés à embaucher des ingénieurs commerciaux, responsables commerciaux, responsables marketing web et des community managers.
Un rapport de force favorable
Expectra dresse ensuite le portrait de chaque fonction en tension. L’acheteur industriel, par exemple, a pris beaucoup d’importance avec la crise. Son atout : la double casquette ingénieur et commercial. Il négocie les prix et sa compétence technique lui permet d’assurer l’interface pour traduire les besoins des équipes dans le secteur de la production, de la qualité, de la gestion.
Dans un autre registre, le crédit manager a aussi profité de la crise pour se rendre indispensable dans les PME et PMI. « Autrefois l’apanage des banques assurances, grands cabinets d’audit et très grandes entreprises, le crédit manager est de plus en plus présent dans les PME et PMI dont les activités justifient le besoin d’un gestionnaire des risques financiers et des risques d’exploitation », souligne l’étude. Une démocratisation qui rajoute en tension. Le profil était déjà rare en raison des compétences demandées, très pointues en statistiques, finances, en connaissances juridiques et en management. Difficile, mais une assurance de se trouver dans un rapport de force favorable face aux recruteurs aux abois pour négocier son salaire et son poste.
Lucile Chevalier
Dans son Guide des métiers en tension, Expectra, réseau de recrutement, aide les DRH à avoir une longueur en avance, en annonçant où trouver ces talents et comment les fidéliser. Avec une approche, je sais qui tu es, je sais donc comment t’amadouer et te fidéliser. Un community manager, par exemple, rêve de changement. 80 % d’entre eux seraient prêts à changer de poste et d’entreprise dans un avenir proche. Première motivation : le salaire. La possibilité d’acquérir de nouvelles compétences arrive en deuxième position. Enfin « la valorisation de la qualité de l’environnement de travail au niveau humain et l’équilibre vie professionnelle / vie privée est caractéristique de la génération Y » poursuit l’étude. L.C.
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