

Focus Chiffre d’affaires à la baisse, exportation à la peine et hausse des défaillances d’entreprises. La crise a fortement fragilisé les PME françaises et plus particulièrement celles de plus grande taille.
La crise a fragilisé les PME (petites et moyennes entreprises) françaises. Baisse d’activité, recul des exportations, chute de l’investissement de 15 % en moyenne et forte hausse des défaillances d’entreprises, souligne une étude de la Banque de France. En moyenne, leur chiffre d’affaires a en effet baissé de 4,7 % en 2009 par rapport à 2008. 10 % des PME ont même vu leur chiffre d’affaires diminuer de plus de 25 %. L’industrie manufacturière est le secteur le plus affecté par cette baisse, avec une diminution moyenne de 9,2 %. « Le chiffre d’affaires réalisé à l’exportation contribue fortement à la diminution des volumes d’activité, avec un recul de 11 %, presque 3 fois supérieur au repli du chiffre d’affaires hors exportation » analyse l’étude.
Les PME représentent 93 % de ces défaillances
La fragilisation des PME par la crise s’exprime également par la forte hausse des défaillances d’entreprises. En 2009, plus de 63 000 entreprises ont fait l’objet d’une ouverture de jugement pour redressement ou pour une liquidation directe, soit une hausse de 14 % par rapport à 2008. Et les PME représentent 93 % de ces défaillances. Et parmi ces PME, celles qui s’en tirent le moins bien sont les plus grosses entreprises. « Si, parmi, les PME défaillantes, la majorité sont des microentreprises, la hausse en 2009 a surtout touché les PME de plus grande taille, parmi lesquelles 4 253 ont connu une défaillance, soit une augmentation de 45 % par rapport à 2008. » 54 567 microentreprises ont été défaillantes en 2009, contre 48 460 un an auparavant. 4 253 des Petites et moyennes entreprises de 250 à 5 000 salariés ont connu une défaillance en 2009, contre 2 925 un an plus tôt.
Lucile Chevalier
Ces articles devraient également vous intéresser :
Les solutions pour financer sa formation continue à moindre coût, via des subventions mais aussi en choisissant l’Université. Enfin, nous revenons sur la question du retour sur investissement de la formation. Un moyen qui permet de maximaliser ses études.