

Focus Dans les premiers vœux émis par les bacheliers du cru 2010, les « prépas » enregistrent un recul de 4,6 % par rapport à 2009.
Le talisman perdrait-il de son pouvoir d’attraction ? Les classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE) semblent en effet avoir eu un peu moins la cote auprès des bacheliers du cru 2010. Dans les premiers vœux émis par les élèves de Terminal dans le cadre de la procédure « Admissions post-bac », les prépas enregistrent un recul global de 4,6 % par rapport à 2009. Mais toutes les prépas ne sont pas à la même enseigne. Les littéraires sont un chouilla plus nombreux cette année à se rêver en hypokhâgneux. Les scientifiques choisissent un peu moins les prépas ingénieurs. En revanche du côté des prépas économiques et commerciales, le recul est net : - 8,9 %.
Pas de quoi toutefois signer leur mort. Ces établissements ont en effet connu un fort engouement ces dernières années, avec une hausse de 14 % de leurs effectifs en dix ans. Quant aux grandes écoles, victimes de leur succès, elles augmentent régulièrement leurs capacités d’accueil. Mais voilà, les CPGE ne constituent plus le seul sésame capable d’ouvrir les portes des Grandes écoles. Il y a les « admissions parallèles ». Les titulaires d’une licence peuvent ainsi tenter leur chance aux concours d’entrée pour les masters des IEP. D’autres écoles renommées ouvrent leurs portes en cours de cursus après une étude scrupuleuse des dossiers, et une sévère sélection des candidats titulaires de master ou de licence. Et les écoles multiplient depuis quelques années ces passerelles, une manière de diversifier leurs profils et de recruter des étudiants étrangers. Sans compter qu’elles le constatent : ces profils plaisent aux employeurs. Selon une étude de l’observatoire Passerelle, 62 % des recruteurs interrogés déclarent tenir compte de la formation initiale des jeunes diplômés, soit le cursus suivi avant l’école. 41 % d’entre eux disent privilégier les titulaires d’un BTS, 21 % ceux dotés d’un master et seulement 15 % les candidats issus de prépas.
Lucile Chevalier
Ces articles devraient également vous intéresser :