

Focus 58 % des DRH européens ont réduit les effectifs de leur entreprise et 64 % continuent à ralentir, voire à geler les embauches. Selon le dernier baromètre des ressources humaines, réalisé par TNS Sofres, la rigueur est au menu des entreprises.
Depuis, cet été, les gouvernements européens ont un mot à la bouche : « rigueur ». Les plans d’austérité se succèdent. En France, Matignon a exposé, en début de semaine dernière, un deuxième ensemble de mesures qui permettrait de réduire les dépenses et d’économiser, d’ici 2016, 65 milliards d’euros. Et cela, seulement 3 mois après l’adoption du précédent plan de rigueur. L’Italie a adopté, samedi dernier, de nouvelles mesures d’austérité exigées par l’Union européenne. La droite en Espagne, parti favori pour les législatives qui se dérouleront le week-end prochain, promet également, si elle remporte la majorité, un plan de rigueur. Bref, tout le monde s’y met. Les directeurs de ressources humaines européens aussi, selon le dernier baromètre RH, réalisé par TNS-Sofres auprès de 8 pays (France, Royaume-Uni, Allemagne, Italie, Espagne, Portugal, Belgique et Luxembourg).
64 % des DRH continuent à ralentir les embauches
Ils ont même devancés les gouvernements. Au cours de l’année 2011, près de 6 DRH sur dix interrogés (58 %) ont réduit les effectifs de leur entreprise. En 2009 et 2010, 37 % seulement avait réduit la voilure. Et l’action ne semble pas arriver à son terme, car 64 % des DRH déclarent continuer à ralentir, voire à geler les embauches. Mais la rigueur des entreprises ne s’arrête pas là.
Un tiers des sondés (34 %) ont aussi diminué leur budget de formation. Et un peu moins d’un tiers (31 %) a gelé les salaires. Bref, dans l’entreprise aussi, on pense à économiser.
Et le contexte de crise bouleverse les objectifs que se fixent les DRH. 81 % d’entre eux mettent l’accompagnement des transformations organisationnelles en tête de leur priorité. L’attraction et la conservation des talents sont moins importantes. Elles sont citées comme priorité par 76 % des sondés contre 88 % en 2010.
Concernant leur rôle dans l’entreprise, selon 78 % des sondés, la direction générale compte sur eux pour concourir à l’efficacité du management des collaborateurs et des équipes. 77 % estiment qu’ils doivent œuvrer au maintien d’un bon climat social.
Lucile Chevalier
Ces articles devraient également vous intéresser :
Les solutions pour financer sa formation continue à moindre coût, via des subventions mais aussi en choisissant l’Université. Enfin, nous revenons sur la question du retour sur investissement de la formation. Un moyen qui permet de maximaliser ses études.