

Focus Selon le spécialiste en rémunération Hewitt, près des trois-quarts des entreprises proposeront aux jeunes diplômés des salaires 2010 égaux aux rémunérations de 2009.
Les entreprises françaises sont dans l’expectative avec les jeunes diplômés. Doivent-elles les embaucher et les promouvoir pour attirer les meilleurs en vue d’une future reprise ? Ou feront-elles le dos rond en attendant que la crise se passe ? Selon l’étude que vient de sortir le spécialiste en rémunération Hewitt, elles ont décidé de concilier la chèvre et le chou.
S’agissant de la politique attentiste, trois-quarts des entreprises ont décidé de geler les salaires 2010 des jeunes diplômés ayant de 0 à 3 ans d’expérience en proposant des rémunérations identiques à celles de 2009. C’est le cas de 70 % des entreprises en ce qui concerne les embauches de jeunes ingénieurs, 71 % pour celles des commerciaux, 69 % pour les Masters 2 et 77 % pour les Masters 1, licences et Bac +2. Dans le même temps, 27 % des entreprises comptent payer mieux en 2010 qu’en 2009 les ingénieurs, 26 % les titulaires d’un diplôme d’école de commerce, 27 % les Masters 2 et 23 % les Masters, licences et Bac +2.
A titre d’exemple, en 2008, en pleine euphorie du recrutement des jeunes diplômés, 57 % des entreprises souhaitaient payer mieux les diplômés d’école d’ingénieurs en 2008 qu’en 2007, 58 % pour les écoles de commerce,,55 % pour les Masters 2 et 40 % les Masters. 70 % des sociétés interrogées ont aussi comme politique de recruter autant ou moins de diplômés qu’en 2009. Mais vont réduire leur recrutement pour les niveaux Master 1 et licence.
Les entreprises ménagent aussi les diplômés
De l’autre côté, les entreprises ménagent aussi les diplômés. Car elles savent que la reprise est pour bientôt et qu’il va falloir se positionner pour attirer et conserver les meilleurs. « Les entreprises doivent combiner trois enjeux, précise Souhila Keffi, responsable de l’étude : fidélisation des talents, attraction de nouveaux potentiels et anticipation de la reprise économique ». C’est pourquoi elles ne sont que 3 % a souhaité baisser les salaires d’embauche 2010 par rapport aux rémunérations 2009.
Les filières qui s’en sortiront le mieux cette année sont par ordre d’importance la finance-contrôle de gestion, la vente-support des ventes, la recherche et développement, l’engineering-études-méthodes et l’informatique.
Gwenole Guiomard
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