

Focus Selon une étude de la société de conseils Accenture, les salariés comptent avant tout sur leur entreprise pour se promouvoir professionnellement. Ils n’iront pas voir ailleurs pour ce faire malgré un taux de satisfaction professionnelle en baisse.
En temps de crise, les salariés savent faire le gros dos. Ils misent alors sur leur employeur pour se promouvoir plutôt que d’aller voir ailleurs si l’herbe est plus verte. Pourtant, ces mêmes salariés sont plutôt mécontent de la façon dont leur employeur les traitent. Voici les conclusions d’une étude internationale menée par la société de conseils Accenture auprès de 3 400 salariés cadres. En France, le constat est le même : 52 % des femmes ne sont pas satisfaites de leur poste actuel et 58 % des hommes. Mais elles sont 76 % et ils sont 78 % prévoyant tout de même de rester fidèles à leur employeur. « Nous assistons à un phénomène sans précédent dans le monde du travail, explique Armelle Carminati-Rabasse, la directrice générale capital humain & diversité d’Accenture. Même s’ils se disent insatisfaits, les salariés d’aujourd’hui ne sont pas prêts à changer d’employeur. Ils préfèrent renforcer leurs compétences en s’appuyant sur les formations, les ressources et les personnes susceptibles de les aider à atteindre leurs objectifs. Les entreprises doivent soutenir ces efforts en restant à l’écoute de leurs collaborateurs et en leur proposant des formations innovantes, des programmes de développement du leadership et des plans de carrière clairement définis. »
Pour Accenture, les raisons de cette insatisfaction sont nombreuses. On y trouve pêle-mêle une plainte contre des salaires insuffisants pour 47 % des femmes et 44 % des hommes, des opportunités de développement à revoir pour 36 % des salariées et 32 % de leurs homologues masculins, une absence de perspectives d’évolution de carrière (33 % des femmes et 34 % des hommes) et le sentiment d’être « pris au piège » (29 % des femmes mais 50 % des Françaises contre 32 % et 20 % des Français)
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