Emploi-pro > Articles Conseils carrières > Les travailleurs handicapés lésés par la reprise
Salaires   |   Coaching   |   Management   |   Mobilité   |   Compétences   |   Formation   |   Jeunes diplômés   |   Actu RH   |   Marché de l’emploi   |   Recruteurs   |   Création d’entreprise   |   Diversité   |   Newsletters   |   Salons TV  

Les travailleurs handicapés lésés par la reprise

Dernière modification le 07/06/2011, publié par Emploi-Pro.

© DR

Focus  En 2009, l’impact de la crise a été contenu. Mais en 2010, retournement de situation, le public handicapé subit la reprise. En un an, le chômage pour ce public fragile a augmenté de 11,2 % contre 5, 1% pour l’ensemble des actifs.

« Des progrès mais de sérieux efforts restent à faire », ainsi se résume l’année 2010 en matière de politique d’emploi pour les personnes handicapées. Côté « progrès », l’Association de gestion du fonds pour l’insertion professionnelle des personnes handicapées (Agefiph), dans son bilan de l’année 2010, souligne les efforts accrus des entreprises dans l’accueil de personnes handicapées. En 2008, 23 600 établissements étaient à « quota zéro », c’est-à-dire n’employaient aucune personne ayant un handicap. Fin 2010, ils n’étaient plus que 10 721, soit 21 % des entreprises.

Une prise de conscience ? La nécessité d’améliorer l’image de la boîte ? Peut-être.   Mais il y a aussi et surtout la peur de l’amende. Depuis 1987, les entreprises publiques ou privés de 20 salariés ou plus sont obligées par la loi d’employer, dans une proportion de 6 % de l’effectif salarié, des travailleurs handicapés.

De plus, depuis 2010, les entreprises ne respectant pas leur obligation sont sérieusement mises à l’amende. Elles doivent verser une contribution de 1 500 fois le Smic horaire par emploi manquant à l’Agefiph. Cela a dû aider.

 

« Un engagement financier historique »

L’autre effet de la mesure est d’avoir amené plus de moyens financiers à l’Agefiph, qui en retour, a pu déployer un plus grand panel d’actions de soutien à l’emploi des handicapés. « En 2010, l’activité de l’Agefiph a été marquée par un niveau d’intervention tout a fait inédit avec un engagement financier historique, à hauteur de 740 millions d’euros. En un an, le nombre d’actions engagées en direction des personnes handicapées a dépassé 228 000 (+ 9 % par rapport à 2009) et atteint 120 000 (+ 12 %) pour ce qui concerne les entreprises », jubile Pierre Blanc, directeur général de l’organisme. Dans le détail, l’an dernier, les interventions de maintien ou de création d’activité ont dépassé les 100 000, soit une hausse de 19 % par rapport à 2009. 109 000 actions de formation ont été menées (+ 13 %). Et enfin, le réseau Cap emploi, spécialisé dans l’insertion professionnelle des handicapés, a contribué à l’embauche de 62 386 personnes (+ 19 %).

 

Chômage en hausse de 11,2 %

Malgré ces bonnes notes, reste un gros point noir. Le chômage, pour ce public, a augmenté en 2010. Ils étaient 257 121 travailleurs handicapés inscrits à Pôle emploi dans les catégories A, B et C, à la fin du mois de décembre dernier. Un nombre en augmentation de 11,2 % par rapport à l’année précédente. Et alors même que, pour l’ensemble des actifs, le chômage augmentait sur la même période de 5,1 %.

Tel est le paradoxe, le public handicapé a su résister aux assauts de la crise, mais subit la reprise. En 2009, en effet, pic de la crise, leur taux de chômage avait progressé 2 fois moins vite que la moyenne (+ 8,3 % contre + 18,2 %).

 

Un profil peu attractif

Explication : le plan soutien lancé par l’Agefiph, en 2009, avait permis de retarder les conséquences de la crise. Le rattrapage s’est effectué au cours de l’année 2010. L’autre raison est à chercher du côté du profil et des politiques de recrutements. « Dans un contexte où les employeurs recherchent en priorité une main-d’œuvre qualifiée, immédiatement opérationnelle, en privilégiant le recours à l’intérim et aux contrats de courte durée, les demandeurs d’emploi handicapés sont fragilisés. Plus d’un tiers d’entre eux sont âgés de 50 ans et plus, 80 % présentent un niveau de formation inférieur au bac et plus de la moitié sont éloignés de l’emploi depuis plus d’un an », pointe l’étude.

Lucile Chevalier

 

 

 

 

 




		


imprimer Ajouter à vos favoris Ajouter à mes favoris Delicious Partager cet article sur Wikio Partager cet article avec mon réseau profesionnel sur Viadeo linkedin Partager cette page sous Twitter

Ces articles devraient également vous intéresser :

OFFRES D’EMPLOI

933 offres



candidats

Faites-vous connaître auprès de 4 000 entreprises...
* Me connecter

Rechercher

LES NEWSLETTERS EMPLOI-PRO

Toute l’actualité RH et les conseils pour booster votre carrière. Les newsletters thématiques pour connaitre votre secteur sur le bout des doigts

Inscrivez-vous : ok

GUIDE FORMATION CONTINUE

Le supplément spécial formation continue

Les solutions pour financer sa formation continue à moindre coût, via des subventions mais aussi en choisissant l’Université. Enfin, nous revenons sur la question du retour sur investissement de la formation. Un moyen qui permet de maximaliser ses études.


Découvrez le supplément

RECRUTEURS
TROUVEZ LES MEILLEURS SPECIALISTES

Voir nos produits et tarifs Nous contacter Commander

Une marque du Groupe