

Focus Selon le cabinet de recrutement Robert Half, les trois jobs en or du secteur banque-finance sont : responsable comptable, le contrôleur de gestion et le conseiller en gestion de patrimoine. Non seulement, ils ont peu connu la crise. Mais en plus, ils profitent de la reprise.
Pour le cabinet de recrutement Robert Half, trois métiers (responsable comptable, contrôleur de gestion en finance d’entreprise et conseiller en gestion de patrimoine pour la banque) ont su profité de la crise. Ils représentent les boulots en or pour le premier semestre 2010. Non seulement, ils ont peu connu de baisse d’activité mais, en plus, ils profitent à plein de la reprise.
Le premier job est celui de responsable comptable. Son rôle s’est étoffé avec la crise. On lui demande aujourd’hui d’être capable d’intervenir sur des sujets très opérationnels (production de la comptabilité, par exemple) mais également d’être à même de prendre du recul et d’apporter une réelle valeur ajoutée dans la prise de décision. Doté d’un BTS comptabilité, d’un Diplôme d’Expertise Comptable ou d’un cursus de niveau Bac+4/5 type MSTCF, DCG/DSCG (ex-DECF/DESCF), il perçoit de 50 000 à 100 000 euros brut par an. « Ces profils d’experts sont toujours aussi difficiles à trouver sur le marché », précise Robert Half.
Sa variable peut aller jusqu’à 5 000 euros par an
Le second job en or est celui de contrôleur de gestion. Là encore, ce travail fait partie des métiers phares en situation de crise ou de tension économique. Le rôle du contrôleur de gestion prend donc actuellement de plus en plus d'ampleur en matière d’aides apportées aux opérationnels voire à la direction générale notamment sur les sujets prédominants comme le contrôle des coûts et l'analyse de la performance. Diplômé d’une école de commerce ou d’un Master finance, ce spécialiste touche de 40 000 à 70 000 euros brut par an selon son expérience avec une variable allant jusqu’à 20 % de ce salaire.
Enfin, le 3 e métier en or concerne la banque et le conseil en gestion de patrimoine. « Le rôle du conseiller en gestion de patrimoine – anticiper les risques, les éviter, conseiller les clients pour optimiser la rentabilité de leur portefeuille – est particulièrement apprécié en cette période de crise, précise le cabinet. Par ailleurs, environ 500 000 entreprises vont être cédées ou transmises d’ici à 2015, incitant les chefs d’entreprise à être accompagné dans ces opérations complexes ». Son expertise est particulièrement recherchée par les banques, les compagnies d’assurance, et les indépendants du conseil en patrimoine. De formation Bac+5 en gestion de patrimoine, ce conseiller perçoit de 32 000 à 50 000 euros brut par an selon son expérience. Sa variable peut aller jusqu’à 5 000 euros par an.
Gwenole Guiomard
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