
Focus 100 000 emplois au pire, 17 000 au mieux. L'agence de notation Moody’s chiffre, pour la première fois, le coût social de la catastrophe écologique.
La marée noire causée par le naufrage de la plateforme pétrolière Deepwater Horizon exploitée par BP, pourrait coûter entre 17 000 et 100 000 emplois, estime l’agence de notation Moody’s. 17 000, c’est au mieux. D’après l’étude parue mardi, la catastrophe écologique devrait engendrer au moins 1,2 milliard de dollars de perte d’activité et la disparition de 17 000 emplois dans la région du Golfe. 100 000 c’est le pire. « Selon un scénario pessimiste au cours duquel la marée noire se poursuivrait jusqu’en décembre et le moratoire décidé par le président Barack Obama sur le forage en eaux profondes jusqu’à la fin de l’année, 7,4 milliards de dollars d’activité seraient perdus », ajoute l’étude, et donc 100 000 emplois menacés.
La Louisiane, dont l’activité est très dépendante de la pêche, de l’aquaculture et de l’extraction pétrolière devrait être un des Etats les plus touchés. Suit la Floride, qui verrait son économie touristique décliner. Houston, ville du sud du Texas et capitale pétrolière américaine, serait, quant à elle, victime du moratoire prolongé sur le forage en mer. Les entreprises locales fournissent des équipements et des services aux entreprises de forage.
« L’impact économique de la marée noire au niveau national sera probablement négligeable », juge cependant Moody’s. La région du Golfe ne représente que 3 % du produit intérieur brut (PIB) et de l’emploi aux Etats-Unis.
Lucile Chevalier
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