
Mots clés :
Tous secteurs

Selon le baromètre de l’Edhec, le nombre d’entreprises ayant recruté au moins un diplômé Bac +5 au cours du 2e trimestre 2009 est en baisse. Celui des employeurs souhaitant en recruter au cours du 3e trimestre aussi. Mais les raisons d’espérer subsistent.
L’école de management lilloise , l’Edhec, vient de publier son baromètre emploi trimestriel. Cette mesure, lancée pour la 1 e fois au début de 2009, calcule le nombre d’entreprises ayant embauché un Bac +5 au cours du trimestre précédent. Il analyse aussi le nombre de recruteurs près à embaucher un Bac +5 au trimestre suivant.
« Notre panel d’enquête est constituées des 388 plus gros recruteurs de Bac +5 de France, précise Manuelle Malot, directrice des carrières et Prospective de l’Edhec. Nous interrogeons des entreprises comme EADS, Accenture ou Yves Rocher ».
Résultats : les chiffres du deuxième trimestre 2009 ne sont pas bons. 70 % des DRH interrogés déclarent avoir embauché au moins un Bac +5 entre avril et juin 2009. Ils étaient 81 % entre janvier et mars. Plus grave encore, seulement 63 % d’entre-eux indiquent vouloir embaucher un jeune diplômé entre juillet et septembre.
Autre sujet d’inquiétude, le taux d’entreprises ayant répondu entre le 1 er et le 2 e trimestre a baissé de 41 %. Cela montre que les entreprises sont dans l’incertitude. Ainsi, de nombreux spécialistes de l’insertion des jeunes diplômés craignent un scénario noir pour la fin de 2009. Celui d’entreprises accueillant en stage des diplômés 2009 jusqu’en décembre et reprenant des stagiaires de la promo 2010 en janvier. Avec pour conséquence le sacrifice des diplômés 2009.
Des raisons d’espérer
Il reste cependant des raisons d’espérer. Manuelle Malot en dénombre deux. Tout d’abord, les entreprises n’ont pas déserté les forums de recrutement des écoles ni les présentations en amphithéâtre. « Elles veulent communiquer sur leurs entreprises car les responsables RH ne veulent plus connaître les dégâts du Stop & Go, comme, par exemple, en 2003, quand elles avaient gelé les relations avec les étudiants. Cela leur avait coûté très cher pour communiquer à nouveau et gagner la confiance des jeunes ».
Ensuite, la directrice des carrières et Prospective de l’Edhec garde le moral, car les entreprises continuent à bien rémunérer leurs stagiaires. « Chez nous, nos stagiaires perçoivent de 1500 à 2000 euros par mois. Tout se passe comme si les RH des entreprises essayaient de maintenir le contact avec nos jeunes pour recruter dès que leur direction leur donneront le feu vert ».
Gwenole Guiomard
Ces articles devraient également vous intéresser :

1 - Une rentrée difficile pour près de 500 000 diplômés

2 - Six conseils à un jeune diplômé qui cherche un emploi

3 - Qui recrutera des jeunes diplômés à la rentrée 2009 ?

4 - Tout pour rédiger une candidature

5 - Comment passer avec succès un entretien de recrutement

6 - Nos conseils pour se faire aider par un professionnel du recrutement

Moins d 'emplois pour les Bac +5

Cyril, un ESC dans la tourmente économique
Les solutions pour financer sa formation continue à moindre coût, via des subventions mais aussi en choisissant l’Université. Enfin, nous revenons sur la question du retour sur investissement de la formation. Un moyen qui permet de maximaliser ses études.